Bulletin 2021 N°3 (Juillet-Septembre)

SOMMAIRE DU BULLETIN

Jean Lartigaut (†) – Quelques notes sur l’hôtellerie à Figeac au xve siècle

Cet article est à la fois le plan et l’ébauche d’un travail plus important que, semble-t-il, Jean Lartigaut n’a pas pu finaliser, nos recherches dans les fonds de la SEL ou sur le net n’ayant pas trouvé de publication sous ce titre. Peut-être s’agit-il alors du texte d’une communication? Là aussi nous n’en avons aucune trace et, comme il est d’usage en pareil cas, nous sollicitons l’indulgence d’éventuels ayant droits si nous utilisions un texte déjà édité… Le manuscrit que nous avons rédigé fait partie du « Fonds Lartigaut » déposé aux Archives départementales du Lot sous la cote 69 J 48. Nous remercions Philippe Deladerrière de nous l’avoir signalé et photographié. Après examen, même s’il comporte des lacunes – dont la plupart des cotes d’actes du notariat de Figeac –, il nous a paru tout à fait publiable et témoigne à la fois des qualités de chercheur et d’écrivain de Jean Lartigaut, un simple brouillon permettant déjà d’obtenir une vue très satisfaisante d’une question jusque-là négligée.

Patrice Foissac – Hôtelleries et auberges: compléments d’enquête

Répondant très partiellement aux désirs de Jean Lartigaut, nous nous permettons d’insérer, à la suite de son article, le fruit de quelques recherches personnelles déjà publiées1 mais issues de chapitres différents et que nous regroupons par souci de cohérence avec la proposition d’enquête. Le Bulletin de la SEL accueillera donc avec plaisir toutes les contributions qui pourraient répondre aux objectifs assignés par notre ancien président2

Guylène Serin«Nove, nove, itemruque nove, noveque» . L’inscription latine de la chapelle profonde de la cathédrale Saint-Étienne de Cahors livre ses secrets
La chapelle Notre-Dame est dite « profonde » en raison de ses dimensions, écrit Marcel Durliat1. Pour qui veut s’en faire une idée précise, une visite du cloître de la cathédrale s’impose. Le visiteur constatera que la chapelle déborde en partie sur l’aile orientale et qu’elle est mitoyenne de la chapelle SaintGausbert. Une petite verrière, bien visible lorsqu’on se tient du côté occidental, aide à la situer.
La chapelle profonde fut pensée et reconstruite par l’évêque Antoine d’Alamand2, consacrée par celui-ci le 14 novembre 14843.
En 1885 parut une monographie de la cathédrale de Cahors, rédigée par un membre de la Société des études du Lot, l’abbé Boulade. L’auteur écrit: « On lit dans cette chapelle cette inscription au sujet de la nativité : nove, nove, iterumque nove, noveque » et ajoutait: « pour indiquer le renouvellement opéré par la nativité de N.-S. J.-C.4 »

Sophie Brenac-LafonLe vin de Cahors au XVIIIe siècle : un produit inséré dans les réseaux internationaux d’échanges1
« M. Beyerman à Amsterdam, Bordeaux le 24 septembre 1752, Nos vendanges sont maintenant bien avancées pour pouvoir vous parler pertinemment de la qualité des vins, il y en aura beaucoup et à très bas prix, cependant comme il y aura un choix à faire que les vins seront généralement verts, ceux qui seront exempts de cette verdeur seront recherchés et vaudront de l’argent, vous savez les prix des vins de l’an passé, on pense qu’ils se donneront dans le général de 25 à 30 pour cent au-dessous sur quoi vous pouvez statuer, nous ne vous parlons d’aucun vin en particulier, nous nous contentons de vous dire qu’ils seront presque tous verts et qu’il n’y aura que ceux qui se sont trouvé murs avant les gelées qui seront bons, si vous nous donnez vos ordres nous les ménagerons avec économie et vous aurez lieu d’être satisfait de notre façon d’agir, ceux de Cahors ont le même sort que ceux de ce pays, il y en a beaucoup2»
Cette missive par laquelle le commissionnaire de la maison Beaujon et Petit prévient son correspondant d’Amsterdam de la médiocre qualité des vins de Bordeaux montre que le vin de Cahors est régulièrement commercialisé aux Provinces-Unies.

Françoise AuricosteLes maires et les villages quercynois de 1800 à 1848 d’après les courriers adressés aux préfets du Lot (Seconde partie)
Le maire, chef de l’administration de la commune
Le maire détient des pouvoirs réglementaires d’officier de police qu’il exerce par arrêté. Le rétablissement de l’ordre est le premier souci des maires, en particulier sous l’Empire, les troubles de la révolution et l’isolement des villages du Lot ayant permis bien des dérives.
Le maire exige la présence indispensable dans la commune des membres du conseil municipal et de l’adjoint.
Le problème de l’absentéisme concerne d’abord les maires eux-mêmes. Le 18 avril 1810, l’adjoint de Thégra et Lavernhe réunis prie le préfet Bailly de pourvoir au remplacement du sieur Dupuy Grandval, maire démissionnaire de la commune. Pendant quatre ans, il a résidé en Auvergne et l’administration entière a pesé sur sa tête. Le nombre de maires qui habitent dans la commune voisine ou passent l’hiver à la ville exaspère les gens, car les communications sont très lentes et difficiles, à la différence de nos jours.

Note de lecture : Sophie Brenac-LafonVignoble et vin de Cahors de 1650 à 1850,

Sortie du dimanche 25 juin 2021

Sortie du jeudi 5 août 2021



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