lundi, 20 août 2018 15:56

PV des séances de la Société

Index

 

SÉANCE DU 7 JUIN 2018

Présidence : M. Foissac

Décès 

  • Père Georges Delbos (1920-2018), adhérent depuis 1949, sûrement un record ! auteur en 1969 à la Faculté des Lettres de Toulouse d’une thèse de doctorat sur l’histoire de son village natal, « Faycelles en Quercy » (conservée à la SEL). Il a versé des documents originaux, ses notes et ses fiches de travail aux Archives départementales du Lot où ils constituent le riche fonds Georges Delbos (histoire locale et généalogie) classé en 2008 par Dominique Saur (66 J).

Ouvrages et articles reçus ou acquis

  • Lettre de M. Bernard Loupias ayant pour sujet sa contribution au recensement des croix réalisé naguère par M. Dalon : il s'agit de la croix dite des Templiers venue à l'origine de la paroisse de Saint Clair de Margues dans sa partie appartenant à la commune de Martiel et se trouvant aujourd'hui sur la commune de La Capelle-Balaguier. M. Loupias y joint un article du Villefranchois du 14 mai 2015 et  ayant pour titre : « La guerre des croix ou l'incroyable pérégrination de la croix des Templiers » dont il a précisément déterminé l'emplacement. Bernard Loupias ajoute quelques observations concernant la carte de Chanlaire du département du Lot datée de 1790, conservée aux Archives départementales du Lot sous la cote 2 Fi 104, 5 p. BO 2059.
  • « Patrimoni », journal du patrimoine de l'Aveyron et de ses voisins, n°74, mai-juin 2018, articles sur la faune, la flore, les écosystèmes, le patrimoine bâti, en français et en occitan, 35 p.
  • Joèl Simon, « Sanflorada de Bilhets», « Sélection de billets », livret-CD,  préface et photos d'Estève Clerc, édition bilingue occitan-français, association Aqui l'Oc, Saint-Céré, 79 p., octobre 2017, don de l'auteur. BO 2060.
  • E. Bayle, G. Roques, Petite histoire de la Guyenne, Nîmes, éd. Lacour, 1997, coll. Rediviva, 72 p. D380, fonds Jean Coulon.
  • Jean Bonnafous, Précis d'histoire de l'Occitanie, s.l., édité par l'auteur, 29 p., juillet 1975. BD 472, fonds Jean Coulon.
  • Gussy Lherm : « Le comte de Saint-Cirq-Lapopie et la fille du roi d'Aquitaine », collection « Quercy-Culturel », Imprimerie nouvelle, 1967, 14 p. BD 473, fonds Jean Coulon.
  • Gussy Lherm : « Étude sur l'extraordinaire et légendaire histoire de Ô Merle », collection « Quercy-Culturel », Imprimerie nouvelle, 1969, 48 p. BD 474, fonds Jean Coulon.
  • Étienne Baux, Christian Verdun, Alain de Solminihac, évêque de Cahors de 1636 à 1659, sa vie et son œuvre, Arcambal, éd. Édicausse, 2018, 49 p. F268.
  • Robert Martinot, Légendaire du Quercy, 3e édition, Saint-Céré, éd. quercynoises, non daté, 206 p., don de Mme Simone Boisset. D381.
  • Gwendoline Hancke, Femmes en Languedoc, Cahors, éd. La Louve, 2006, 463 p., don de Mme Simone Boisset. O669.
  • Don par Jean-Claude Coustou de l’ouvrage de Jean-Luc Massy, Le château de Lacapelle-Marival : une résidence Cardaillac, édité par « Association Art et patrimoine », 2017.
  • Michel Camiade, Figeac en Quercy, un désir de ville, Cahors, éd. La Louve, 2006, 92 p., don de Mme Simone Boisset. D382.

Communications

 « AU-DELÀ DES FORTIFICATIONS, LIRE LA DÉFENSE MÉDIÉVALE DANS LE BÂTI URBAIN QUERCINOIS » (Nicolas Savy)

Notre spécialiste de la guerre de Cent Ans aborde ce soir un sujet qui lui tient à cœur et sur lequel il a déjà publié d’importants travaux : la compréhension de l’utilisation de l’armement médiéval (XIVe-XVe siècles) dans le cadre de la défense des villes, topographie et tactiques s’influençant mutuellement. Nicolas Savy a ainsi étudié les plans des villes quercinoises, mais aussi une iconographie ancienne plus large, pour essayer de comprendre l’adaptation d’un armement défensif, dont il connaît parfaitement les caractéristiques militaires, aux contraintes urbaines, topographiques, économiques et politiques. « L’artillerie » – le terme précédant l’apparition du canon – comprend les armes collectives qui réclament plusieurs servants expérimentés, telles l’arbalète à tour dont la portée atteint la distance respectable de 350 m, les pièces à balancier comme les trébuchets, mangonneaux et couillards, appelés brida en occitan, d’où les places et rues du même nom à Gourdon et Martel. La portée de ces armes est

adaptée à la protection des faubourgs comme le conférencier l’illustre avec quelques plans mais elles ne servent qu’exceptionnellement, pour la démolition de maisons où l’ennemi pourrait se fortifier. De plus leur usage est particulièrement coûteux en hommes et matériel : il faut 14 journées de mules pour remplir le contrepoids du trébuchet de Martel qui a d’ailleurs exigé 3 mois de construction… Ces armes de longue portée exigent aussi un glacis pour être efficaces et Nicolas Savy pense que leur objectif était sûrement de prendre les rues rectilignes en enfilade mais qu’on ignore si les armes étaient adaptées aux rues ou les rues rectifiées pour être battues par elles. Plus répandues car simples à utiliser, les arbalètes « individuelles », à mouffle (sorte de manivelle), ou les « balestas de un pié » (arbalètes à étrier), rendent les glacis quasiment infranchissables avec un nombre réduit de personnel, surtout lorsqu’existent des tours de flanquement. Par leur portée efficace jusqu’à une soixantaine de mètres et leur usage simple, elles sont l’arme de prédilection des défenseurs et universellement répandues. Bien d’autres aspects sont abordés : le rôle des « pals », palissades, l’usage des sapes et contre-sapes, les premiers canons, l’armement de siège pour lequel, au passage, le conférencier détruit le mythe de « l’huile bouillante » qui est généralement de la poix… De nombreuses questions sont ensuite posées, notamment sur les clichés qui ont été généreusement diffusés par le cinéma sur l’art de la guerre au Moyen Âge et que Nicolas Savy corrige grâce aux textes, bien sûr, mais aussi grâce aux progrès permis par l’archéologie expérimentale.

[1] Présents : Mmes Aubry-Derieux, Azaïs, Brasilier, Foissac, Jooris, Lafon, Mariotto, Patelli, Pendino, Picard, Serin ; Mlles Bach, Bourières, Cavaroc, Mercadier ; MM. Audoin, Azaïs, Baux, Birou, Depeyrot, Foissac, Goyet, Héreil, Lafon, Linon, Mailhol, Marin, Réveillac, Roques, Royère, Savy, Serin, Vertut.

SÉANCE DU  3 MAI 2018[1]

Présidence : M. Foissac

Nouveaux adhérents

  • Delphine Soubiroux-Magrez, de Gourdon.

Ouvrages et articles reçus ou acquis

  • Jean Quercy (Mgr Calvet), Contes de la Vielha França represtits dins lor emmolle carcinol per Juli Cubaynes, Toulouse, éd. Gai Saber, 1976, 151 p. O668, fonds Jean Coulon.
  • Association pour la protection et la rénovation du patrimoine de Lherm, Engagements et passions d'un artiste, une évocation de Daniel Girard, père de Françoise Auricoste, préface de Françoise Auricoste, ouvrage illustré des dessins, gravures et peintures de l'artiste-illustrateur, faisant suite à l'exposition du 5 au 18 septembre 2016 intitulée : « Dessins et lettres 1914-1918. Daniel Girard (Max Délian) », imprimerie Boissor à Luzech, 139 p., 2018, don de Mme Auricoste. F267.
  • Livret de visite réalisé collectivement par les étudiants du Master Patrimoine 2017/2018 de l'Université Jean-Jaurès : « Monuments Mystères, trois bâtiments d'État à Cahors au XIXe siècle : Préfecture du Lot, Palais de Justice, Caserne Bessières », 23 p., 2018. BD 471.
  • Félix Jalenques, « Escalmels, brève chronique du prieuré d'Escalmels (Saint-Saury, Cantal) », réédition de la chronique tirée de L'Histoire de la Haute-Auvergne, Aurillac Imprimerie moderne, 1934, supplément de la brochure 2009 de l'Association « Sousceyrac d'hier et d'aujourd'hui », 22 p. BO 2058
  • Nicolas Savy, « 1918-2018, une jeunesse quercynoise donnée : la classe 1911 », Dire-Lot n°240, mars-avril 2018, p. 10-13.

Communications

 

« LA RÉVOLUTION À LABASTIDE-DU-HAUT-MONT » (Étienne Baux)

Le 3 mai 2018, notre Société a eu le bonheur de situer cette commune du Haut Quercy aux toutes premières heures de la Révolution grâce à un document issu d’archives familiales. Étienne Baux l’a reçu des mains de notre sociétaire Pierre Lonfranc, passionné d’histoire, et sur la recommandation de Philippe Calmon, notaire honoraire à Figeac, docteur en histoire, dont les contributions enrichissent régulièrement nos Bulletins. Tous deux avaient tenu à être présents ce soir-là.

348 pages manuscrites, reliées en parchemin, offrent d’abord les procès-verbaux de la naissance de la première municipalité, le 20 février 1790, et de son renouvellement le 20 novembre 1791. On y voit, dans cette paroisse devenue commune, l’accession aux responsabilités d’un petit nombre de marchands et de laboureurs. Marchands nombreux dans cette commune de 235 h. en raison des 6 foires annuelles qui attiraient des milliers de têtes de bétail, bovins et ovins, depuis les lointains confins. Laboureurs travaillant durement dans ce milieu difficile du Haut Ségala. Au départ un peu gênés par leur manque d’expérience mais bien secondés par des « capacités », comme on disait à l’époque : celles du curé et d’un avocat en Parlement.

Les élections au suffrage censitaire se déroulent dans un climat de ferveur et un grand souci de légalité. Les premiers maires furent des marchands, plus ouverts. On note aussi la présence dans la municipalité de 1791 d’un laboureur, Jean Canal, dont la famille a donné à Labastide son maire actuel, Mme Dominique Canal, présente parmi nous.

La seconde partie de ce document donne l’enregistrement par le secrétaire greffier de la commune de tous les envois du gouvernement. De gros paquets arrivaient par la poste depuis Figeac chaque semaine, malgré l’état des chemins et les mois de neige. Ainsi, cet enregistrement nous restitue le film de la Révolution et de la transformation de la France. On citera pour l’exemple les échos de la prise de la Bastille, la déclaration « des droits de l’home et du citoien », l’abolition des voeux monastiques et de la noblesse, la division de la France en 83 départements, la fuite du Roi….

Le 3 mars 1792, l’enregistrement s’arrête ; quelques jours après la municipalité est renouvelée cette fois au suffrage universel et, fait significatif, avec un maire laboureur.

Ce document confirme le succès de la Révolution dans cette commune rurale du haut pays quercynois. Il montre comment ces ruraux surent s’adapter et se montrer à la hauteur de leur tâche.

[1] Présents : Mmes Andrieu, Arènes, Azaïs, Baux, Bergounioux, Boissié, Brasilier, Deladerrière, Canal, Cuendet Anne, Cuendet, Foissac, Goyet, Grafouillère, Lafon, Lagarrigue, Lherm, Lonfranc Angéline, Lonfranc Annick, Lonfranc Nadine, Mariotto, Pendino, Picard, Serin, Ventach ; Mlles Cavaroc, Mercadier ; MM. Audoin, Austruy, Azaïs, Baux, Birou, Calmon, Caminade, Chevriau, Cuendet, Deladerrière, Delmon, Depeyrot, Foissac, Genot, Gérard, Goyet, Lafon, Linon, Lonfranc, Réveillac, Rigal, Rivière, Roques, Royère, Serin, Ventach, Vertut.

SÉANCE DU 5 AVRIL 2018[1]

Présidence : M. Foissac 

Nouveaux adhérents

  • Daniel et Geneviève Lafon, de Duravel.
  • Éric Marchal, de Prayssac.
  • Michèle et André Caminade, d’Espédaillac.
  • Mark O’Donovan, de Saint-Clair.

Ouvrages et articles reçus ou acquis

  • Nicolas Savy, « Les relations des Quercynois dans les pays de langue d'Oc au XIVe siècle », Dire Lot, n°239, janvier-février 2018, p12-14.
  • Mélie Le Roy, Dominique Henry-Gambier, « À propos des vestiges humains du Magdalénien du Sud-Ouest de la France : l'enfant inédit de l'abri Lafaye (Tarn-et-Garonne, France), « Paléo » n°28, décembre 2017, p. 157-178.
  • Divers manuscrits notariés des XVIIIe et XIXe siècles comportant les noms de Marguerite Pélissié, du notaire Jean Calmon, de Jean, Jean-Baptiste, Pierre, Françoise, Marguerite et Marie Auricoste, Admirat, Pierre Murat, Jeanne Jach, Jouffrau... Mentionnant les lieux de Concorès, Lavercantière, Dégagnac, Saint-Martin-le-Dézarnat …Don d'Étienne Baux. MS 273.
  • Dictionnaire des Postes et des télégraphes indiquant le nom de toutes les communes et des localités les plus importantes de la France continentale, de la Corse et de l'Algérie, Paris, Imprimerie nationale, juin 1913, 2000 p., don de Renaud Besnier, remis par M. Raymond Foissac de Prayssac. F266
  • René Prat, « Les limites de la province du Quercy d'après un document de 1552 », Actes du dixième Congrès d'études de la Fédération des Sociétés académiques et savantes, Languedoc-Pyrénées-Gascogne, Montauban, du 29 au 31 mai 1954, Montauban, Forestié, 1956, p.193-197.
  • Delaty, Mangin, Roques, Teisseire, Église Saint-Hilaire de Salvezou, Cahors, DESS Patrimoine 1997-1998, 100 p., 1998. F260, fonds Jean Coulon, exemplaire présenté en classeur.
  • « Documents, Catus et son environnement, photocopies de documents originaux de 1549 à + », environ 100 p. F261, fonds Jean Coulon, présentation en classeur.
  • « Notes, Catus et son environnement, chronologie jusqu'en 1900 », 300 p. F262, fonds Jean Coulon, présentation en classeur.
  • « Documents, Catus et son environnement, photocopies de documents originaux de 1800 à + », 100 p. F263, fonds Jean Coulon, présentation en classeur.
  • Estelle Akermann, Inventaire archéologique et monumental de la commune de Catus (Lot), Mémoire d'archéologie sous la direction de M. Nelly Pousthomis-Dalle, 2001-2002, Université Toulouse II-Le Mirail, environ 350 p. F264, fonds Jean Coulon, présentation en classeur.
  • Ch. De Noheh, Compte-rendu des sondages d'évaluation archéologique effectués en février 1991 à l'église Saint-Astier de Catus, environ 70 p. F265, fonds Jean Coulon, présenté en classeur rouge.
  • « Le compoix et cadastre du lieu et commune de Salvezou, 1742 », original, MS274, fonds Jean Coulon.

 Communications

« MONUMENTS MYSTÈRES : TROIS BÂTIMENTS D’ÉTAT À CAHORS AU XIXSIÈCLE » (Master II – Patrimoine Cahors)

La désormais traditionnelle présentation du travail de fin d’études de la classe de Master « Patrimoine » de l’université de Toulouse-Jean-Jaurès est consacrée cette année à trois bâtiments publics de Cahors : la préfecture du Lot, le palais de justice et la caserne Bessières. Ce travail a été initié par Mme Catherine Ferrier, alors préfète du Lot, à l’occasion des très importants travaux de réaménagements prévus au siège du représentant de l’État. L’encadrement du Master et les étudiants ont mis à profit cette « commande officielle » pour élargir leurs recherches aux deux autres bâtiments publics, l’un d’entre eux, la caserne Bessières, devant aussi faire l’objet d’un réaménagement important. On déplorera à cet égard la destruction programmée des deux corps de garde, témoins de l’architecture militaire du XIXe siècle, amputation supplémentaire du patrimoine cadurcien qui ne s’imposait pas… Les huit étudiants de cette promotion réduite se sont succédé pour nous présenter l’essentiel de leur travail. Il est hors de propos ici d’en donner autre chose qu’un très bref aperçu, d’autant qu’il a fait l’objet d’une exposition sur les lieux choisis et de l’édition d’un livret de visite disponible à la SEL. De la préfecture on retiendra évidemment qu’elle fut à l’origine le palais épiscopal médiéval dont ne subsistent que les arcades de la rue Clément-Marot, une colonne datée de la seconde moitié du XIIIe siècle et des caves. C’est à Mgr Le Jay que l’on doit la reconstruction moderne de ce palais (1681) qui aboutit au plan en U et à l’esthétique d’un hôtel au classicisme harmonieux. Le décor en est resté très sobre et les adjonctions ultérieures relativement discrètes, les maisons annexées étant soit démolies soit conservées à l’arrière du bâtiment dans un îlot urbain qui les rend invisibles. Les étudiants nous présentent ensuite l’intérieur du bâtiment, les « ors de la République », et nous rappellent quelques-uns des événements marquants de l’histoire préfectorale. L’histoire du palais de justice est moins connue et les tribunaux cadurciens ont subi de nombreuses pérégrinations (Château-du-roi, couvent de La Daurade, Collège royal…) avant de se fixer sur l’emplacement actuel, la première pierre du palais étant posée en 1860 seulement pour aboutir à l’inauguration solennelle du 1er mai 1865. Son architecture est symboliquement celle du « temple de la justice », temple dont il copie le style classique avec fronton triangulaire, colonnes et degrés en façade. Laissant la description de l’intérieur du palais au livret, relevons un détail piquant : un Lot qui se classe alors immédiatement derrière la Seine et la Corse pour le nombre d’affaires criminelles ! La caserne Bessières est mieux connue, Cahors devenant avec elle une ville de garnison dont on retient surtout la longue présence du 7e RI de 1873 à 1925, d’autres corps moins nombreux mais pittoresques (Tirailleurs sénégalais, mousses de la Marine) se succédant dans les bâtiments. Ces derniers offrent eux aussi la particularité d’avoir intégré un bâti préexistant avec l’ancien Grand séminaire, intégration qui donne à l’ensemble achevé en 1877 un plan hétérodoxe dans sa partie orientale. Notons que l’actuelle place de Gaulle, ex-enclos des Augustins, fut longtemps annexée à la caserne comme champ de manœuvres.

[1] Présents : Mmes  Arènes, Azaïs, Brasilier, Courtat, Delsahut, Dufour, Foissac, Gros, Lafon, Mariotto, Pendino, Saur, Serin ; Mlles Cavaroc, Laur, Mercadier ; MM. Andral, Audoin, Austruy, Azaïs, Baux, Chapineau, Deladerrière, Delmon, Dietsch, Dufour, Ferriz, Foissac, Gros, Lafon, Rivière, Serin.

SÉANCE DU 1er  MARS 2018

Présidence : M. Foissac

Nouveaux adhérents

- M. et Mme Bernard Bréau de Frouzins (31)

- Faith Couzens, de Cahors

- André Reiniche, de Figeac

Ouvrages et articles reçus ou acquis

- Roberta Bevilacqua (dir.), La pièce d’Alquier à Fontiès-d’Aude, un nouveau jalon pour l’étude du Campaniforme pyrénéen, Toulouse, « Archives d’écologie Préhistorique », 2015, 185 p., F259.

- Jean-Luc Massy, Le château de Lacapelle-Marival : une résidence Cardaillac, édité par « Association Art et patrimoine », 2017, 116 p., D379, don de l’auteur à la SEL.

- Frédéric Rivière, « Les chantiers publics de la ville de Cahors-Divona : économie et organisation. Approche archéologique par le biais de l’analyse des liants architecturaux », in Aquitania, Actes du colloque de Villeneuve-sur-Lot des 10 et 12 septembre 2015, supplément 37/1, Bordeaux, éd. Ausonius, 2016, p. 635-658, BO2056.

- « Une photo représentant l’épicerie Costes-Pedèche à Beauregard vers 1960 », éd. limitée à 100 exemplaires, Beauregard, éd. du Barbier, BD469.

- Françoise Auricoste, Les cloutiers et clavetiers du Quercy, Livinhac-le-Haut, Les Cahiers de la belle vallée du Lot, 2018, 52 p., BD470, don de l’éditeur.

- Anaïs Charrier, « Cahors, immeuble 63, rue Delpech, architecture, décors peints, restauration », Service patrimoine de la ville de Cahors, 2018, 24 p., BO2057.

Présents : Mmes Badia, Brasilier, Foissac, Girardi, Goyet, Grafouillère, Picard ; Mlles Brun, Cavaroc, Laur, Mercadier ; MM. Audoin, Austruy, Badia, Birou, Brugnéra, Chevriau, Deladerrière, Foissac, Gérard, Goyet, Lecuru, Linon, Mailhol, Royère, Savy, Serin, Vertut.

Communication

« LES LOLMIE DE LAPENCHE, NOBLESSE D’ÉPÉE QUERCINOISE ET MILITAIRES ;

STRATÉGIES FAMILIALES » (Catherine Lenglet)

Nous avions déjà eu le plaisir d’écouter Catherine Lenglet dans une intervention sur l’implication inattendue de la bourgeoisie caussadaise dans la traite négrière. Elle nous livre ce soir un autre aspect de ses recherches sur la société du bas-Quercy à l’époque moderne, en l’occurrence celui, assez méconnu il est vrai, de la noblesse militaire à travers quelques exemples de carrières fort honorables. Le premier personnage retenu par Catherine Lenglet est Henri de Lolmie du Colombier (1661-1747), cadet d’une famille, les Lolmie de Lapenche, dont la noblesse est déjà attestée au XIIIe siècle dans l’entourage des barons de Castelnau-Montratier. De cadet de famille, Henri de Lolmie devient dès l’adolescence cadet militaire, c’est-à-dire élève-officier dans le régiment de Bourbonnais. Il va rapidement monter en grade pour devenir officier en 1724 et va faire dans cette unité toutes les guerres de la fin du règne de Louis XIV jusqu’au début du règne de son successeur : guerres de la Ligue d’Augsbourg, de Succession d’Espagne et de Succession de Pologne. Il s’y distingue puisqu’il obtient la lieutenance du roi pour la citadelle de Strasbourg c’est-à-dire le commandement militaire de la place sous les ordres du gouverneur. Il y ajoute le commandement du fort de Kehl qui contrôle le passage du Rhin. Il meurt retiré à Lapenche, en 1747, après avoir servi jusqu’à l’âge de 75 ans ! Le second personnage évoqué est Jean Pierre Lacombe de Monteils (1672- 1734), famille alliée aux précédents qui bénéficie de la faveur royale, peut-être grâce aux relations privilégiées entre Jean de Lacombe, recteur de Caussade, et Richelieu. C’est dans la cavalerie, à la tête d’un régiment de dragons qui deviendra le Royal-Pologne, qu’il va s’illustrer (il est commandeur de l’ordre de Saint-Louis) pour finir par obtenir la charge de lieutenant des armées du roi à Perpignan, charge qu’il transmettra à son fils. Jean de Lolmie (1689-1777) va servir lui aussi au Royal-Pologne dont il deviendra le lieutenant-colonel, contribuant à illustrer la famille par la croix de chevalier de Saint-Louis et la charge de commissaire de la noblesse aux États du Quercy. Sorti indemne des batailles, il finit son existence à Lapenche, à l’âge de 88 ans. Henri de Lolmie (1714-1784) sert d’abord dans les hussards de Rangrave avant de revenir au Royal-Pologne dans la tradition familiale pour y servir pendant la guerre de Succession d’Autriche où il est peut-être blessé car dit « pensionné » en 1748. Sa mort en 1784 voit l’extinction de la branche des Lolmie de Lapenche qui se fond dans les Lacombe de Monteils puis les Gaintran, seigneurs de Lavaurette et ardents contre-révolutionnaires.

 

SÉANCE DU 1er  février 2018

Présidence : M. Foissac

Ouvrages et articles reçus ou acquis

- Pierre Simon, « recension de l’ouvrage de Nicolas Savy, La ville fortifiée de la guerre de Cent Ans (v.1345-v.1395), armement et tactique », in Revue de l’Agenais, 144e année, n° 4, octobre-décembre 2017, p.607-608.

- Pierre Courroux, « L’héritage des Albret de Vayres-Langoiran au coeur de la guerre de Cent Ans », in Annales du Midi, tome 129, n° 298, avril-juin 2017, p. 187-208.

- Occitanie, terre de cathédrales, guide édité par la direction régionale des affaires culturelles dans la collection DUO, 2017, 111 p. [la cathédrale de Cahors y figure aux

  1. p. 50 et 51], BD468.

- Exposition itinérante Patrimoine, 2016-2017, présentation du projet : « Bastides. Des villes neuves en Quercy », document de travail destiné à la SEL, édité par le Conseil départemental du Lot, 53 p., BO2054.

- Moi, Géné… ?! n° 104, Bulletin de l’ARHFa, décembre 2017 (sommaire : la francmaçonnerie dans les familles cadurciennes ; les Gourdon-Cénevières et leurs alliances au XVIe siècle ; Lotois émigrés en Amérique ; inventaire de la borie à St-Germain-du-Bel-Air ; organisation de la chasse aux loups à Vaylats à la fin du XVIIIe siècle...)

Présents : Mmes Andrieu, Azaïs, Bergounioux, d’Alençon, Deladerrière, Dreyfus-Armand, Foissac, Girardi,Goyet, Grafouillère, Patelli, Royère, Soirot, Ventach ; Mlles Bach, Brun, Cavaroc, Laur, Mercadier ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Baux, Birou, Chevriau, d’Alençon, de Chalain, Deladerrière, Dietsch, Ferriz, Foissac, Gérard, Germain, Goyet, Linon, Réveillac, Rivière, Roques, Royère, Serin, Valette, Ventach.

Communication

« RURALITÉ ET OCCUPATION : LA LOGIQUE DU NON-CONSENTEMENT. L’EXEMPLE

DES PAYSANS DU LOT, 1940-1944 » (Anne Verdet)

Anne Verdet, maître de conférences en sociologie de l’université d’Orléans, a été amenée par ses recherches et des attaches personnelles à travailler sur un sujet original, la tradition des bals populaires et notamment la pratique des bals clandestins dans le Lot sous le régime de Vichy et l’occupation allemande. Elle a ainsi fait la connaissance de Pierre Laborie qui l’a encouragée à élargir son sujet à un concept qui lui était cher et dont on peut lui attribuer la paternité : celui du non-consentement. Nous n’en referons pas ici l’historique pour simplement renvoyer à son désormais célèbre Le chagrin et le venin. La France sous l’Occupation, mémoire et idées reçues. Anne Verdet déclare s’inscrire dans la démarche de la sociologie, sans s’engager plus avant sur le territoire de l’historien. C’est pourquoi elle dresse en préalable les caractéristiques sociologiques d’un département marqué bien sûr par la ruralité (81 % de ruraux en 1931, au moment où la population française devient majoritairement urbaine) et la pauvreté, resté, à la différence du Limousin, politiquement conservateur et clientéliste. On aurait pu en déduire que Vichy et son discours politique allaient emporter l’adhésion de ce monde rural largement majoritaire. Mais il n’en a pas été ainsi pour une population qui, assez vite, 1942 constituant un tournant décisif – cette date fera toutefois l’objet de quelques désaccords dans la discussion qui suivra – bascule dans le non-consentement. Qui sont les Lotois qui s’engagent dans ce non-consentement et pourquoi ? Quelles en sont les manifestations ? Nous sommes là au coeur des problématiques d’Anne Verdet. Elle définit d’abord des symboles, « la machinerie de maintenance des univers sociaux », auxquels ce monde rural est attaché comme la terre nourricière, l’école de la promotion sociale, l’église et la mairie symboles forts de la communauté villageoise. Elle montre comment les atteintes à ces symboles, que ce soit par Vichy ou l’occupant, très vite confondus, font basculer l’opinion : paysans qui s’inquiètent des réquisitions du bétail et, dans ce monde malthusien, du départ possible du fils unique pour le STO quand le père est déjà souvent prisonnier en Allemagne ; maires destitués par Vichy, instituteurs radiés, curés éloignés, gendarmes patriotes... Les réactions illustrant le non consentement sont mises en lumière par les nombreux témoignages recueillis auprès des survivants : bals clandestins, dissimulation du bétail et des denrées ou des armes de chasse, soutien matériel et moral aux persécutés du régime, etc. Avec le « temps des maquis », la population entre majoritairement dans la résistance active (ne seraitce que par le ravitaillement de ces maquis) que l’on connaît beaucoup mieux par les travaux des historiens. Rendons donc grâce à Anne Verdet d’avoir donné à ces formes précoces et modestes du non-consentement toute leur place, elles qui, trop discrètes, n’étaient pas vraiment entrées dans la « grande histoire » entretenant longtemps l’illusion d’un peuple résigné que Pierre Laborie a toujours combattue.

SÉANCE DU 4 JANVIER 2018

Présidence : M. Baux

Ouvrages et articles reçus ou acquis

- Christophe Jaillet et Colette Chantraine, Le Lot, Jardin du Ségala, Saint-Céré-Bretenoux, Beaulieu, Collonges-la-Rouge, Turenne, Martel, éditions du Laquet, 1994, guides « Tourisme et patrimoine », 100 p., D376.

- Gilbert Bergon, Patrick Goyet, Sylvie Marroux, Villesèque par ses habitants, Villesèque, éd. Marmoule, 2016, 168 p., D377.

- André Malmartel, « Dédé de Carennac », un parcours original dans le Quercy d’autrefois, autobiographie, éd. JPB, 1997, 125 p., D 378.

- Robert Marjolin : « Troubles provoqués en France par la disette de 1816-1817 », in Revue d’histoire moderne, t. 8, n°10, 1933, p. 423-460, BO2049.

- Pierre-Marie Delpu, « Les répercussions de la campagne de Russie dans le royaume de Naples (1812-1815) : origine ou révélateur d’une crise politique ? » in Annales historiques de la Révolution française, n° 384, avril-juin 2016, p. 131 à 155, éditions Dunod /Société des études robespierristes, BO2050.

- Jean-Christophe Vergne, « 1944, 1-Louise », éd. JCV, 2015, 48 p., F 255 ; « 1944, 2- Pierrot », éd JCV, 2016, 48 p., F 256 ; « 1944,3-Les autres », éd. JCV 2017, 48 p., F 257 (Bandes dessinées, fiction historique inspirée de témoignages réels, Occupation, Résistance ayant pour cadre Figeac et le Lot).

- Vincent Haegele, «1814-1815, Murat à l’assaut de l’Italie », in Napoléon Ier n° 85, août- septembre-octobre 2017, éd. SOTECA, p.50 à 55.

- Jacques Bousquet, « Une province au XVe siècle vue de la campagne, le Quercy et ses leçons pour l’histoire du Rouergue », in Revue du Rouergue, 33e année, avril-juin 1979, n° 130, Rodez, p. 97 à 106, BO2051.

- Jean Lachastre, « Le gué de la Serre sur le Céou à Saint-Cybranet » in Art et Histoire en Périgord Noir, n° 148, 2017, p.8-12, BO2052.

- Manuel Gutierrez Garcia-Brazales, L’exil du clergé français en Espagne durant la Révolution (1791-1815), Neuvic, éd. « Les livres de l’îlot », 2017, 814 p., O666.

- Edmond Albe, « Monographie de la paroisse de Belmont », transcription réalisée par Guy Castéran, in Bulletin des Amis du Pays de Saint-Céré, n°68, décembre 2017, p.1 à 3, F258.

Présents : Mmes Arènes, Azaïs, Bouat, Brasilier, Deladerrière, Delsahut, Gros, Juul, Mariotto, Pendino, Portal, Rauhala, Serin, Soirot ; Mlles Brun, Cavaroc ; MM. Austruy, Azaïs, Baux, Bouat, Chevriau, Conte, Deladerrière, Depeyrot, Gérard, Gros, Juul, Poortmans, Portal, Réveillac, Royère, Savy, Serin, Soirot.

Communication

« UNE VISITE VIRTUELLE ET COMMENTÉE DE L’ÉGLISE DE BLARS » (Claude Soirot)

  1. M. Claude Soirot, architecte, vient nous présenter ce soir le fruit des recherches entreprises sur l’église Saint-Laurent de Blars, probable prieuré de l’abbaye de Marcilhac. Claude Soirot prévient immédiatement l’assistance : l’histoire et la lecture de l’édifice sont passablement compliquées par la présence d’un grand nombre de remaniements voire de reconstructions depuis les premières réalisations du XIIe siècle (chevet et transept).
  2. La pénurie de documents, en dépit des recherches du chanoine Albe et de l’existence d’un plan-terrier du XVIIIe siècle, oblige « à faire parler les pierres », ce que le conférencier a accompli avec talent, en grande partie par une « photomodélisation » en trois dimensions due à l’exploitation numérique de sources photographiques. Notonsqu’il a su élargir cette modélisation à un grand nombre d’églises du département pour dresser une chronologie générale et esquisser quelques éléments de typologie (dédicaces, superficie, orientation, etc.). Il avoue ainsi sa surprise devant la forte religiosité du XIXe siècle qui voit, dans le Lot, la construction de 109 églises et la restauration de plus de 150 édifices… Mais, après cette intéressante digression, l’orateur revient aux caractéristiques les plus originales de l’église de Blars, son « centre du monde ». Il évoque notamment la présence de deux « chambres hautes » ou refuges dans le clocher desservies par un escalier en vis hors-oeuvre, et, élément plus rare, par un second escalier en-oeuvre dans l’épaisseur du mur du transept nord. La disparition de la nef romane primitive laisse d’ailleurs planer un doute sur la possible présence à son sommet d’une autre chambre haute desservie par le même mystérieux passage. Autre curiosité, les descentes de charges atypiques dans le transept que l’on pourrait qualifier de fautes architecturales mais qui ont tout de même bravé les siècles. Claude Soirot nous livre avec humour d’autres énigmes dont une ouverture directe sur le transept… à 6 m de hauteur scruter le monument de visu, en nous accompagnant lors d’une prochaine sortie d’été par exemple.

 

Publié dans Activité

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