PV des séances de la Société

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Index

 

SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE 2013
Présidence : M. Foissac

Décès

- Mlle Sudreau, de Cahors
- Quoiqu’il ne fût pas membre de la SEL, notre réunion mensuelle a tenu à rendre hommage à une figure bien connue et unanimement appréciée des Cadurciens, Pierre Lagarde, libraire, qui vient de disparaître
et dont le père, Jean, fut autrefois l’un de nos sociétaires actifs.
Nouveaux adhérents
- Jean Calvet, d’Angers et Castelnau-Montratier
- Marie-France Charteron, d’Albas

Manifestations signalées :

- Rémy Cazals, professeur émérite de l’Université de Toulouse-Le Mirail, présentera, le jeudi 12 décembre à 18h, à la librairie Calligramme à Cahors, l’ouvrage Cinq cents témoins de la Grande guerre qu’il a dirigé.
- Le vendredi 13 décembre, à la médiathèque de Cahors, à 18h, conférence de Virginie Czerniak sur « Les peintures murales dans les édifices du pouvoir » (dans le cadre du cycle des « conférences patrimoine » du Conseil général).
- Le samedi 14 décembre, à Lugagnac, à 9h30, le CAUE du Lot organise la visite d’une maison contemporaine (Dans le cadre des « Causseries » du Parc naturel régional des Causses du Quercy).
Ouvrages reçus
- Vivre et mourir en temps de guerre de la préhistoire à nos jours :
Quercy et régions voisines, Actes du LIXe Congrès de la Fédération historique de Midi-Pyrénées (Cahors 2009), Toulouse, Méridiennes, 2013.
- Ernest Lafon, Au Pays des bombances, Orthez, rééd. Lac et lande, 2013.
- Robert Sablayrolles (dir.), Guide archéologique de Midi-Pyrénées
(1000 av J.-C. – 1000 ap. J.-C.). Monuments, musées et itinéraires ouverts au public, Bordeaux, Fédération Aquitania, 2010.
- Jean-Claude Mazot, Lacave, plus d’un siècle d’histoire, Arcambal, éd. Édicausse, 2013.
- Plaquette « Cahors, 100 ans de protection. Les monuments historiques », Service Patrimoine de la ville de Cahors, 2013.
- Martine Lemaitre, Le château de Béars, la turbulente histoire des seigneurs de Cardaillac entre Vers et Arcambal, Cahors, éd. Vitesse limitée, 2013.
- Jean-Louis Pradels, Ombres et lumières de la vicomté de Turenne. Quatre familles de vicomtes, Paris, Bluetree Edition, 2013.
- Paul Dausse, Cahors-Moissac. Une ligne ferroviaire oubliée. 1920- 1930, Cahors, éd. Photo-club SNCF-UAICF Cahors, 2013.

Communications

“MÉMOIRES DE QUARTIERS” : TÉMOIGNAGES DE CADURCIENS (Simone DENJEAN, Jean BACH, Henri COUAILLAC, Jean SUDREAU, Simone VALETTE)
Ces témoignages recueillis par la Maison du Patrimoine (Géraldine Vivent et Pierre Lasvènes) et présentés à Cahors dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine 2013, avaient échappé à de trop
nombreux sociétaires. Cette soirée était l’occasion d’entendre certains d’entre eux, à commencer par celui de notre administratrice, Simone Denjean, dont on connaît l’immense érudition dans tout ce qui concerne
l’histoire de sa ville. C’est d’ailleurs elle qui inaugure cette série en évoquant sa jeunesse dans le quartier où elle dirigera plus tard, rue Joachim-Murat, sa pharmacie. Au-delà des nombreuses anecdotes
amusantes sur la vie quotidienne ou des tristes évocations de l’Occupation, on retiendra de ses souvenirs de quartier l’importante présence religieuse qui s’y manifeste encore dans les années trente du
dernier siècle : soeurs de Nevers, « soeurs noires », séminaristes, Hôpital des orphelines, salles diocésaines, etc. À l’aune de cette présence massive, on peut mesurer aujourd’hui – quelles que soient nos convictions – l’ampleur de la déchristianisation de nos villes… Henri Couaillac † évoque son quartier mais surtout le traumatisme des années de guerre, où Cahors perd son innocence de paisible ville de province. On retrouve ce traumatisme dans les propos de Jean Sudreau qui nous a fait, lui aussi, l’amitié d’assister à cette séance (… et d’offrir à la SEL un superbe fac-similé de la dépêche télégraphique du 7 septembre 1870 qui annonce la chute du Second Empire). Mais Jean Sudreau est aussi le fin observateur de sa ville qui compte avec malice les dégradations du paysage urbain médiéval. Le dernier témoignage, celui de Simone Valette, 101 ans, habitante de la rue Brives, rejoint les précédents pour nous donner la nostalgie d’une époque révolue, celle où l’automobile et la télévision n’avaient pas encore tué la convivialité des réunions de trottoirs où, à la belle saison, les riverains installaient leurs chaises et entreprenaient d’aller échanger les dernières nouvelles avec leurs voisins, pendant que les jeux d’enfants occupaient une chaussée déserte. L’importance des petits commerces, la présence d’une forte empreinte rurale au sein même de la ville sont d’autres traits saillants de cet environnement disparu. Remercions nos amis de nous avoir offert un émouvant complément au témoignage rural de Lia, de Varaire, récemment décédée.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
du 5 décembre 2013


À 22h00, l’Assemblée générale ordinaire est déclarée ouverte. Patrice Foissac, président, présente le rapport moral de l’année écoulée :

« Le compte-rendu des activités ordinaires de la SEL est toujours aussi fidèlement retranscrit dans les procès-verbaux de séances de notre Bulletin. Cette année, plusieurs points positifs sont à signaler : le
remboursement effectif des ouvrages perdus ou abîmés par le dégât des eaux de l’hiver 2011, la parution tant attendue des Actes du 59e Congrès de la FHMP « Vivre et mourir en temps de guerre de la préhistoire à nos jours : Quercy et régions voisines », la mise en ligne sur un site rénové des 5300 références de notre bibliothèque, l’installation d’un nouveau mobilier, le grand nombre d’articles proposés au BSEL. La bonne santé financière de la Société nous permet, pour la quatrième année consécutive, de ne pas augmenter les cotisations et abonnements. Il faut bien entendu remercier tous ceux qui se sont investis dans ces tâches et sont donc responsables de ces succès. Mais, comme nous le déplorions déjà l’année précédente, la persistance des difficultés économiques a accru le nombre de démissions. Il faut aussi incriminer la négligence de certains sociétaires qui, n’acquittant pas en temps et heure une modeste cotisation, doivent ensuite régler le montant cumulé de plusieurs années et préfèrent alors présenter leur démission. Il est très important de maintenir notre niveau de recrutement, l’un des meilleurs de la région Midi-Pyrénées, pour assurer notre indépendance. Les derniers événements relatés en tête de ce Bulletin montrent qu’il est préférable de ne pas trop dépendre des subventions publiques… Il nous reste également à faire en sorte que la commission d’étude d’une réforme du BSEL fonctionne réellement, ce qui n’a pas été le cas en 2013. Enfin, il serait souhaitable que les administrateurs et sociétaires prêts à s’investir dans le fonctionnement de notre association commencent à envisager la relève de l’actuel président, si possible lors de la prochaine Assemblée générale. »

M. Alain Gérard, trésorier, présente ensuite le bilan financier de la dernière année écoulée, 2012.
Dépenses :
Frais de fonctionnement et secrétariat ...........................................511,34
Frais de fonctionnement PTT .....................................................................190,58
Frais locatifs ..................................................................................................................2 125,01
Travaux local ..............................................................................................................3 588,70
Assurances ..........................................................................................................................439,47
Loyers ........................................................................................................................................258,00
Édition du Bulletin .............................................................................................7 552,00
Expédition du Bulletin ...................................................................................1 091,76
TVA sur factures ...........................................................................................................652,92
Sorties-voyages ........................................................................................................3 793,50
Achats ouvrages ...........................................................................................................502,81
Achats petit matériel ..............................................................................................769,49
Divers ...................................................................................................................................1 026,73
Total : ..................................................................................................................................22 617,21
Recettes :
Cotisations normales .......................................................................................3 239,00
Cotisations de soutien .........................................................................................596,00
Abonnements ........................................................................................................12 824,00
Vente Bulletins France ........................................................................................438,40
Vente ouvrages .....................................................................................................................7,00
Sorties-voyages .........................................................................................................3 294,00
TVA restituée ....................................................................................................................163,00
Subventions .................................................................................................................1 880,00
Produits financiers ...................................................................................................703,81
Divers .............................................................................................................................................37,60
Total : .................................................................................................................................23 202,81
Résultat d’exercice.................................................................................................... 585,60
La discussion sur ces rapports est déclarée ouverte. M. Gérard précise que les investissements dans le mobilier expliquent l’augmentation significative des dépenses. M. Foissac rappelle que des réserves financières
importantes nous sont indispensables tant que nous ne serons pas propriétaires de nos locaux. Les dépenses de chauffage plus lourdes annoncées dans le précédent rapport ont malheureusement bien été
confirmées.

Discussion

Plusieurs points sont abordés : la présence des illustrations dans le BSEL, le poids des dépenses de chauffage, la possibilité d’organiser un covoiturage pour réduire le coût des sorties. Toutes ces questions
figureront à l’ordre du jour du prochain CA.
L’Assemblée générale passe aux votes et approuve à l’unanimité les rapports moral et financier. Cotisations et abonnements Comme l’an passé, le tarif des cotisations et abonnements ne sera pas
modifié en dépit de la hausse annoncée des tarifs postaux au 01/01/14.
Nous proposons aux chômeurs et étudiants une réduction de cotisationabonnement (20 €) et un demi-tarif pour les sorties.
Élections au Conseil d’administration
Les postes d’administrateurs de Mmes Duthu, Rousset, MM. Baux, Deladerrière, Serin, sont déclarés renouvelables. Aucune autre candidature n’étant présentée, l’Assemblée générale passe au vote. Les
administrateurs sortants sont reconduits à l’unanimité. L’ordre du jour étant épuisé et aucune autre question n’ayant été soulevée par l’Assemblée générale, celle-ci est déclarée close à 22h30.


SÉANCE PUBLIQUEDU 1er DÉCEMBRE 2013


Nous accueillons cette année Robert Sablayrolles, professeur émérite d’archéologie romaine de l’Université de Toulouse-Le Mirail, coordonnateur du Guide archéologique de Midi-Pyrénées, et Marie-Laure Maraval,
archéologue et infographiste, sa collaboratrice dans cet ouvrage. Cette conférence était programmée de longue date mais a permis, nous allons le voir, d’éclairer le contexte archéologique préoccupant que nous
évoquons en tête de ce BSEL.
Le conférencier avant de nous retracer l’essentiel de la démarche qui a amené à la réalisation de ce Guide débute prudemment par la remise en cause de nombreuses idées reçues sur l’archéologie, et d’abord par ce qu’elle n’est pas ou ce qu’elle n’est plus : recherche de l’objet, aventure, quête identitaire… L’archéologie, nous rappelle-t-il « c’est transformer de l’espace en temps » par une science qui doit rester au service de l’histoire, et, la plupart du temps, de l’histoire du quotidien. Robert Sablayrolles aborde ensuite le thème de la relativité des territoires en nous montrant la progressive romanisation de ce qui deviendra plus tard la région Midi-Pyrénées. Là aussi, il faut, dit-il, se débarrasser d’idées reçues et notamment du poids de la vision « césarienne » de l’histoire des Gaules. La romanisation s’est faite progressivement avant, mais
surtout bien après César, à l’époque augustéenne et sur un modèle qui s’inspire plus de Pompée que de l’illustre dictateur. Le découpage ultérieur selon une vision géographique antique – la nôtre étant anachronique – ne fait apparaître une unité régionale qu’à l’époque wisigothique.
Le conférencier évoque ensuite les 64 sites retenus dans le Guide, sélectionnés d’abord pour leur accessibilité au public. L’auteur présente une brève typologie de ces sites : sanctuaires de pleine nature comme le site de Benque-Dessous-et-Dessus dominant la vallée de l’Arboust, villae comme celle de Montmaurin, musées archéologiques comme Fenaille à Rodez, Saint-Raymond à Toulouse, musées du Marbre pyrénéen à Bagnères-de-Bigorre, des Écritures à Figeac, villes et cités comme Cahors-Divona. Cette dernière est évidemment largement décrite car Robert Sablayrolles la considère, du point de vue des monuments
conservés, comme l’une des plus complètes de la région avec Saint- Bertrand-de-Comminges. Il décrit bien entendu le rôle social de chaque monument : thermes et ses boutiques, lieu de vie et d’échanges comparable à nos modernes galeries marchandes des centres commerciaux supermarchés, théâtre et amphithéâtre, lieux de distractions mais aussi de vie politique où la population acclame ou conspue ses élites...
Divona, comme les autres cités gallo-romaines, a été édifiée autant par l’aristocratie gauloise ralliée que par les autorités romaines. À cet égard, est rappelée toute l’importance des stèles dédiées à Lucterius Leo (musées de Cahors et Figeac) dont la citoyenneté romaine affichée illustre ce ralliement massif à Rome des élites locales. Des itinéraires routiers et pédestres complètent les visites de cités ou
monuments : la source inspiratrice est celle de la Table de Peutinger dont l’auteur explique l’orientation et précise le tracé des voies, les distances et les étapes. Le Guide a sélectionné plusieurs itinéraires dans
le Lot, à commencer par le parcours le long de l’aqueduc de la vallée du Vers à Cahors (hommage est rendu par l’auteur à Didier Rigal !) incluant l’oppidum de Murcens. L’originalité de ces itinéraires lotois est aussi d’inclure une visite aérienne du département sur un parcours Cahors–Montcuq–Luzech–Rocamadour–Puy-d’Issolud–Carennac– Loubressac–Castelnau-Bretenoux–Saint-Laurent-Les-Tours–Cardaillac–
Capdenac-le-Haut–Brengues–Saint-Cirq-Lapopie–Vers–Cras–Cahors. Des notices techniques complètent le Guide : routes et cours d’eau, puits comblés, auges cinéraires, autels votifs, etc. Nous retrouvons bien
sûr Divona-Cahors pour le thème des capitales de cités mais c’est Saint- Bertrand-de-Comminges (Lugdunum des Convènes), cité explorée et étudiée de nombreuses années durant par Robert Sablayrolles, qu’une
magnifique et éloquente infographie nous restitue dans ses agrandissements successifs, ses monuments et ses inscriptions. Elle prouve que dans ce piémont pyrénéen, il n’y a pas eu d’abandon précoce du site
urbain comme cela a pu se passer ailleurs. Interrogé sur la nature du monument public menacé à proximité du pont Valentré, Robert Sablayrolles insiste sur une indispensable fouille préventive – le strict minimum, dit-il – qui mettrait peut-être en évidence un campus, une sorte d’école d’acculturation de la jeunesse aristocratique gauloise. Car le monument correspond en tous points ou presque au campus de Saint-Bertrand-de-Comminges : présence de bassins de natation, vastes portiques destinés aux courses, avec abandon possible à la fin du premier siècle, la phase d’acculturation étant alors achevée…
Si cette hypothèse pouvait être confirmée par les fouilles préventives que nous réclamons, cela ajouterait un plus incontestable au remarquable inventaire monumental de Divona.
Nous remercions chaleureusement Marie-Laure Maraval et Robert Sablayrolles pour la qualité de l’exposé et la richesse de ses illustrations et nous ne pouvons qu’encourager les absents à tenter de retrouver les
meilleurs moments de ce riche après-midi dans le Guide archéologique de Midi-Pyrénées 1000 av. J.-C.-1000 ap. J.-C. Monuments, musées et itinéraires ouverts au public, dir. Robert Sablayrolles, Bordeaux,
Fédération Aquitania, 2010.

Patrice FOISSAC


SÉANCE DU 7 NOVEMBRE 2013


Présidence : M. Foissac


Nouveaux adhérents

- Martine et Patrick Vignon, de Pomponne
- France Marsanne, de Mercuès
- Jean-Claude Lachaize, de Cahors
- L’association Caillac-Patrimoine
- Eather Buttery, de Beaumat

Félicitations

- à Hélène Duthu-Latour, directrice honoraire des Archives départementales du Lot, notre fidèle sociétaire, à qui Étienne Baux, notre vice-président, a remis les insignes de chevalier dans l’Ordre national du
Mérite,
- à Patrice Foissac, notre président, à qui M. le préfet du Lot a remis les insignes de chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques,

Présents : Mmes Alibert, Austruy, Azaïs, Bouat, Deladerrière, Foissac, Royère, Serin ; Mlles Cavaroc, Denjean ; MM. Audoin, Austruy, Azaïs, Bouat, Carrère,
Deladerrière, Patrice Foissac, Gérard, Lagasquie, Montaudié, Rigal, Frédéric Rivière, Royère, Sabatier, Serin.

- à Françoise Auricoste, qui a été faite citoyenne d’honneur de Saint-Caprais.

Manifestations signalées

- Les 7, 8 et 9 novembre à Montauban, Espace des Augustins, 8es Journées Manuel Azaña, « La guerre d’Espagne et la France ».
- Lundi 11 novembre, le 39e Salon des collectionneurs, Cahors, Espace
Valentré, de 9h à 18h.
- Le Pays d’art et d’histoire de la vallée de la Dordogne lotoise présente une exposition de sculpture à Carennac (cour du Prieuré) du samedi 26 octobre au lundi 11 novembre ainsi que des stages de
sculpture et de modelage, des ateliers de restauration de murets en pierre sèche dans le cadre du « Mois de la pierre » (réservation obligatoire).
- La Médiathèque du Grand Cahors organise la 14e édition du « mois du film documentaire » sur le thème « Ruralités » avec 29 projections gratuites du 12 au 30 novembre.
- samedi 9 novembre, à Prayssac, « … pour aimer lire », « Des souris et des livres » et la bibliothèque de Prayssac présentent des lectures « Du monde des Lumières au monde de Camus ».
- À compter du jeudi 14 novembre, au Musée des Augustins à Toulouse, exposition « Trésors enluminés de Toulouse à Sumatra ».

Ouvrages reçus

- Jean-Pierre Lagasquie, Pierres en sursis. Voyage à travers l’histoire archéologique du paysage campagnard sur les causses du haut-Quercy,
Cahors, éd. association GS Archéologie du Causse, 2013, 112 p.
- Françoise Auricoste, Claude Lufeaux †, Histoire de Pradines. Le village devenu ville au bord du Lot, éd. Mairie de Pradines, 2013.
- Marc Lagaly, Robert Martinot †, Christian Verdun, La légende du drac et des géants de la Braunhie, Cahors, éd. du Tréboulou, 2013.
- Actes du 4e colloque de la bastide de Puybrun, du 8 juin 2013.
- Philippine Arnal, Femmes d’exception en Midi-Pyrénées, éd. du
Papillon rouge, 2012, 288 p.
- Jean-Claude Bonnemère, Jacques Carral, Nicolas Dargegen et Paul Pourtalet, Sainte-Colombe, mémoire d’un pensionnat, Paris, éd. NSA Bastille, 2013.
- De François Richard, Amable de Baudus (1761-1822), éd. auteur, 2013, tomes 5, 6 et 7.
-
Communications

UN MARCHAND AU MOYEN ÂGE : LES COMPTES DE BARTHELEMY BONIS DE MONTAUBAN (Emmanuel MOUREAU)

Emmanuel Moureau, conservateur des Antiquités et objets d’art de Tarn-et-Garonne, est venu en voisin mais aussi en ami puisqu’il occupe la fonction de secrétaire général de notre consoeur quercinoise, la
Société historique et archéologique de Tarn-et-Garonne. Mais c’est surtout pour ses travaux d’historien médiéviste que nous l’accueillons dans cette soirée où il est venu éclairer un pan de l’histoire économique
quercinoise grâce aux comptes de Barthélemy Bonis, marchand montalbanais, tenus entre 1345 et 1365. Emmanuel Moureau rend d’emblée hommage au remarquable travail de transcription réalisé autrefois par Édouard Forestié, érudit montalbanais, lui aussi ancien secrétaire général de la SHATG, qui lui a permis à travers une traduction de l’occitan de nous livrer une synthèse de ces comptes
sous le titre de cette communication (publiée aux éditions La Louve en 2012). L’auteur nous restitue en premier lieu quelques indications biographiques : Barthélemy et ses frères appartiennent à une ancienne famille de la ville qui va disparaître, comme beaucoup, en cette fin du XIVe siècle marqué par la grande épidémie de peste noire.
Les Bonis vendent de tout à presque tout le monde et Emanuel Moureau, comme il a pu le faire dans son livre, illustre quelques catégories : textile (soieries de Lucques, draps des Flandres, de Normandie ou d’Alès), épices (gingembre, poivre, cannelle, sucre…) et poissons séchés, armes, argenterie, bijoux (nombreux anneaux d’or ornés de saphirs et de grenats), etc. Barthélemy a un frère, Géraud, qui fait fonction d’apothicaire et prépare onguents, électuaires et diverses potions. Cet exposé, clair, rythmé, accompagné de nombreuses anecdotes, a été prolongé par une longue discussion au cours de laquelle notre conférencier a pu préciser et développer de nombreux points. Ceux qui auraient quelques regrets de n’avoir pu assister à cette séance retrouveront dans l’ouvrage cité une partie du plaisir qu’Emmanuel Moureau a su nous faire partager.

PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES de la Société des Études du Lot

SÉANCE DU 3 OCTOBRE 2013


Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres :

- Jacques Parent, de Payrac
- Annie Patelli, de Cahors
- Monique Malique, de Cahors-Bégoux
- Éric Sacher, de Cahors
- Louis Perot, de Duravel
- Jean-Michel Rivière, de Cahors
- Jacques Bonnimond, de Cahors
- Isabelle Lluis, de Toulouse


Manifestations signalées

- La SEL a participé à plusieurs manifestations importantes en fin d’été et début d’automne : Salon du Livre ancien et moderne de Cahors les 7 et 8 septembre, Journées européennes du Patrimoine, les 14 et 15
septembre, en assurant la traditionnelle visite de nos locaux de l’archidiaconé, et Salon du Livre de Gigouzac le 29 septembre.
- Dans le cadre des animations du Pays d’art et d’histoire de la vallée de la Dordogne lotoise, deux manifestations : « Laissez-vous conter le Musée de l’Automate » le vendredi 4 octobre à 15h, à Souillac et à
Carennac, le samedi 5 octobre à 15h, Mathieu Larribe, directeur du CAUE, présentera « L’évolution des paysages dans le département du Lot ».

* Présents : Mmes Austruy, Azaïs, Dreyfus-Armand, Lufeaux, Royère, Steinmetz ;
Mlle Denjean ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Balan, Baux, Deladerrière,
Denjean, Foissac, Frutos, Germain, Linon, Montaudié, Rausières, Rigal, Frédéric
Rivière, Jean-Michel Rivière, Royère, Sabatier, Serin;

- Les Journées de Larrazet (82), les 23 et 24 novembre, auront pour thème « Soldats et civils à l’épreuve de la Grande Guerre ». Le programme a été lu en séance.

Ouvrages et articles reçus

- Paul Cassayre, L’Affaire de Cajarc, s. l., auteur (impr. Grapho12, Villefranche-de-Rouergue), 2013, 111 p.
- Jacques Decros, La Tuilerie de Puy-Blanc, 1877-1986, Figeac,
Association des collectionneurs de Figeac et de ses environs, 2012, 250 p.
- François Sauteron, Le Dénouement. Jean Masbou, un résistant en Quercy occupé, Paris, L’Harmattan, 2013, 178 p.
- « Solidaritat, poèmes de Pierre Derrestre 1889-1954, poète-paysan d’expression lotoise », Bélaye, Gazogène, 2012.
- Roger Austry, Le Quercy rouge. Cinquante crimes de sang en Quercy, 1819-1912, Cahors, Moi, Géné… ? (tiré à part), 2009;
- « La chapelle et le pèlerinage de Notre-Dame du Roc à Sauliac-sur- Célé » et « Chroniques sauliacoises » par l’Association sauliacoise d’animation. Textes parus dans le journal du village entre 1997 et 2010.
[Remerciements à Jean Héreil pour ces deux ouvrages].
- Alain du Fayet de la Tour nous a adressé une nouvelle série de 97 fiches et plans correspondants, concernant 14 communes, ce qui porte le total de sa recension des monuments mégalithiques du Lot (dolmens, pierres dressées ou dalles) à 567 fiches. [Nous présenterons dans un prochain BSEL le remarquable travail de notre sociétaire à qui nousadressons d’ores et déjà tous nos remerciements].

Communications

- LE TROMPE-L’OEIL DANS L’HISTOIRE DE L’ART (Diane HERVÉ-GRUYER).

Notre invitée, Diane Hervé-Gruyer, peintre décorateur en trompe-l'oeil, présente ce soir un parcours atypique puisqu’il n’existe pas en France de formation universitaire générale à cette technique. Après des études d’histoire et histoire de l’art à l’Université de Paris-Sorbonne et l’obtention d’une licence, elle s’est inscrite dans une formation spécifique délivrée par l'IPEDEC (Institut supérieur de peinture décorative de Paris, atelier Yannick Guégan). Depuis, on ne compte plus les réalisations de cette artiste, tant dans la restauration « classique » de monuments civils ou religieux (les Lotois se souviendront de l’église de Labastide-Murat) que dans son domaine de prédilection qu’elle nous présente ce soir. Avec beaucoup d’humour, la conférencière retrace à l’aide de nombreuses diapositives l’histoire du trompe-l’oeil, de l’Antiquité à nos
jours. C’est sûrement à la Renaissance, avec la redécouverte de la perspective, que cette technique obtient ses plus grands succès. Tout le monde a en mémoire les oeuvres de Jan Van Eyck, l’un des maîtres du
genre, et le plafond de la chapelle Sixtine de Michel-Ange. Sans disparaître des tableaux de maîtres, le trompe-l’oeil se fait ensuite plus intimiste et trouve un débouché assez lucratif dans l’ornementation
intérieure des maisons bourgeoises et hôtels particuliers. En ce domaine, il accomplit des prodiges avec des imitations parfaitement réussies de matériaux aussi divers que le bois, la pierre, le marbre, etc.
L’art contemporain l’a remis au goût du jour avec le street art et les grandes compositions murales de nos cités mais aussi avec la prolifération joyeuse des fresques scolaires et des décors de spectacles. À en
juger par les applaudissements nourris qui ont conclu sa prestation, il faut féliciter Diane Hervé-Gruyer de pouvoir concilier avec autant de brio activités artistiques et pédagogiques.



Année 2013 : SÉANCE DU 6 JUIN

Présidence : M. Foissac

Nouveaux adhérents
- Andrew Fetherston et Amanda Harris, de New-York
- Etienne et Sylvie d’Alençon, de Cahors

Félicitations
- à notre sociétaire Jean-Pierre Girault, archéologue de renom, fait chevalier des Arts et Lettres le vendredi 17 mai à Carennac. La S.E.L. était, bien entendu, représentée à cet hommage.

Manifestations signalées

- L’inauguration officielle des nouveaux vitraux de la Cathédrale aura lieu le samedi 8 juin à 14h30, en présence des autorités civiles et religieuses.
- Dans le cadre du festival « Cahors juin jardins », l’association le Temps du Livre organise une manifestation « Marché aux livres et aux plantes » à Cahors, place de La Libération, le mercredi 12 juin de 8h à 18h.
- Le Pays d’art et d’histoire de la vallée de la Dordogne lotoise organise dans le cadre de son programme 2013 plusieurs animations gratuites. Vendredi 7 juin à 15h : circuit découverte autour de Vayrac (églises de Saint-Michel-de-Bannières, Bétaille et Vayrac).
* Présents : Mmes Azaïs, Bour, Deladerrière, Delsahut, Dreyfus-Armand, Foissac, Revellat, Royère, Semré, Serin ; Mlles Cavaroc, Denjean, Riba ; MM. Audoin, Auvray, Azaïs, Balan, Baux, Deladerrière, Delmon, Denjean, Foissac P., Foissac R., Gérard, Lemaire, Linon, Réveillac, Royère, Sabatier, Savy, Serin.
- Samedi 8 juin, matin : balade nature et patrimoine à Floirac. Les Films du Genièvre et la Maison de la Dordogne Quercynoise vous invitent à découvrir le film « Les Esclops », un voyage dans le Quercy d’autrefois. Vendredi 14 juin à 20h30 à Sousceyrac et vendredi 28 juin à 20h30 à Floirac (tous renseignements à www.pays-vallee-dordogne.com.)
- L’association « Les Amis de Rocamadour », le laboratoire FRAMESPA de l’Université de Toulouse-Le Mirail et le Pays d’art et d’histoire de la vallée de la Dordogne lotoise proposent les 19 et 20 octobre 2013 à Rocamadour un colloque : « Vierges noires ; leurs cultes et leurs pèlerinages dans l’espace chrétien méridional. ».
- L’écomusée de Cuzals organise son exposition temporaire 2013 sur le thème « Cuisines quercynoises, de l’ordinaire à la gastronomie », sur place du 4 juillet au 29 septembre.
- L’association Latitude nous a communiqué son programme de conférences pour 2013, consultable à la S.E.L.

Ouvrages reçus

- Présentées par Philip Hoyle, Les lettres des frères Blanc.
Témoignages du Front 1914-1917 (Les lettres de Léopold et Émile Blanc à leurs parents à Sauliac-sur-Célé, Lot), 2013. Ouvrage en vente à la S.E.L.
- de Nicolas Savy, Ô mon pays, éd. Archéodrom, 2013.
- les Annales des XXIe Rencontres Archéologiques de Saint-Céré (n°20), 2013.

Communications

LE CLERGÉ CADURCIEN À LA VEILLE DE LA RÉFORME (Patrice FOISSAC)
Un courant historiographique aujourd’hui discuté a attribué le succès de la Réforme à l’insuffisance et aux mauvaises moeurs du clergé : évêques absentéistes, bas-clergé pléthorique, avide et corrompu, réguliers jouisseurs… Cette Réforme a par ailleurs connu des sorts différents selon les régions et les villes. Il importait donc de faire le point à Cahors, ville restée fidèle au catholicisme mais théâtre d’un drame célèbre : le massacre des réformés dit « de la maison d’Auriole » en 1561. Nous sommes dès la fin du XVe siècle et dans la première moitié du XVIe siècle dans une période de forte religiosité plus que jamais marquée par l’angoisse de la mort. Les Cadurciens pratiquent eux aussi ce que l’on a appelé une « mathématique du salut » compilant pour leurs obsèques un nombre impressionnant de messes de requiem, requérant de véritables cohortes de prêtres (jusqu’à 200), eux-mêmes renforcés de nombreux confrères. Les plus aisés y ajoutent souvent la fondation d’une chapellenie perpétuelle. Le clergé peut-il répondre à cette attente et peut-il la contrôler ? L’absentéisme épiscopal est une réalité mais il ne peut être attribué comme l’a fait l’historiographie locale aux seuls prélats italiens. Le chapitre cathédral devient un enjeu de prébendes et s’illustre par ses chicanes. Le clergé paroissial présente une situation contrastée : des recteurs instruits assistés de vicaires qui déjà le sont un peu moins encadrant une horde de « fils de l’Église », plusieurs centaines de prêtres obituaires ou chapelains. Les réguliers présentent une situation plus contrastée : si Chartreux et Dominicains s’illustrent par leur piété ou leur réforme, les autres ordres sont un objet de scandale public. Quelques progrès faits dans l’étude prosopographique des Cadurciens au XVIe siècle, un nouvel éclairage sur le drame de 1561 s’ajoutant aux sources traditionnelles permettent de mieux cerner le groupe des Cadurciens acquis à la Réforme qui rassemble une partie de l’élite urbaine. Reste la redoutable question de savoir ce qui a permis à Cahors de rester fidèle à la foi catholique ? Le surencadrement clérical ? Le moindre dynamisme économique restreignant le groupe des marchands, catégorie particulièrement sensible aux idées nouvelles ? Ou bien tout simplement la précoce éradication du parti protestant ?

Année 2013 : SÉANCE DU 4 AVRIL

La séance mensuelle du jeudi 4 avril a été remplacée par une séance publique consacrée à la publication des Cahiers de Fanjeaux, actes du Colloque international de Fanjeaux dont la 45ème session était consacrée au pape Jean XXII. Michelle Fournié et Daniel Le Blévec, responsables de la publication et professeurs d’histoire médiévale des universités de Toulouse et Montpellier, ont bien voulu répondre à notre invitation.
C’est devant un nombreux public qu’ils ont présenté l’essentiel des articles et souligné plusieurs avancées de la recherche sur le grand pape que fut notre compatriote.

*

* *

Année 2013 : SÉANCE DU 2 MAI


Présidence : M. Foissac

Nécrologie
- M. P. Bourrières, de Cahors
Nouveaux membres
- Sylviane et Robert Roques, de Cahors
- Gilles Chevriau, d’Arcambal
- Anne-Marie Daudé, de Cahors
- François Péguin, de Lavergne
- Édith Bour, de Gigouzac
- Hélène Péquin, d’Ussel
* Présents : Mmes Azaïs, Bour, Dreyfus-Armand, Foissac, Gérard, Marty, Royère,Serin ; Mlles Alaux, Baumat, Cavaroc, Melki, Raymond ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Balan, Deladerrière, Delmon, Denjean, G. Dreyfus, J. Dreyfus, L. Dreyfus, Foissac, Gérard, Léauthier, Rausières, Royère, Sabatier, Serin;

Manifestations signalées

- Le samedi 8 juin se tiendra Salle des Gardes à Puybrun (8h30-17h30) le 4e colloque de « La Bastide de Puybrun » sur le thème de « Bastides et abbayes ».
- Le Centre de Préhistoire du Pech-Merle présente sa saison culturelle 2013 avec de nombreuses conférences et une manifestation collective, « Coups de calcaire », associant plusieurs sites (programme et renseignements : ).
- « Laissez-vous conter Cahors » présente son programme de visites et animations pour la période avril-octobre 2013. Les fascicules sont disponibles à la S.E.L.
- Le musée Rignault à Saint-Cirq-Lapopie présente l’exposition « Rêves d’Orient » jusqu'au 6 octobre, tous les jours sauf le mardi 10h/12h30- 14h30/18h (juillet-août 19h).
- Le vendredi 24 mai à 15h, le Pays d'art et d'histoire de la vallée de la Dordogne lotoise et le Conseil général organisent une présentation du retable du maître-autel de l'église Sainte-Spérie récemment restauré.
- Le samedi 1er juin à 17h aura lieu la « remise au vent » du moulin de Boisse restauré grâce à l’aide des collectivités territoriales et de la Fondation du Patrimoine.

Appel à communications

- La S.E.L. a participé aux travaux du Comité du centenaire de la Première Guerre mondiale et a déposé une demande de labellisation pour un projet de publication dans son Bulletin d’articles consacrés aux Lotois et au Lot dans la Grande Guerre. Il s’agirait de leur réserver le quatrième fascicule de chaque année de commémoration (2014 à 2018).
Toute proposition d’article mais aussi toute communication de documents (correspondances, iconographie) seront les bienvenues.

Ouvrages reçus

- Nous présentons toutes nos excuses à M. Johan Duran pour l’omission tout à fait involontaire de l’ouvrage dont il est l’auteur et qu’il nous a offert, Témoignages pour mieux comprendre la Résistance, 1940- 1944, tome I, Clandestinité. Quercy-Périgord, Anciens combattants du corps-franc Pommiès (CFP), Gourdon, Impr. SCS Aussel, 2010, 280 p. ainsi qu’à Geneviève Dreyfus-Armand qui en avait fait le résumé suivant pour nos « Notes de lecture » : « Par ordre chronologique, sont rassemblés des documents et des témoignages sur l’histoire de la Résistance en France entre 1940 et 1944, tout particulièrement dans le département du Lot. Nombreux fac-similés de documents originaux, souvent inédits. Iconographie et cartes ».

- Le n°45 des Cahiers de Fanjeaux, Jean XXII et le Midi, Toulouse, Privat, 2012.
- d’Édith Bour, « Habiter Gigouzac », livre-recherche. DVD (54 mn). Disponible à la S.E.L.
- de Didier Dubrana, Le Gouffre de Padirac, Gallimard, coll. Horssérie « Découvertes », Paris, 2013.
- La Crosse et l’Autel. Huit siècles d’art sacré à la cathédrale de Cahors, Université de Toulouse II-Le Mirail, Classe de Master Patrimoine 2013.
- de Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, Villes et villages en pays lotois. Toponymie, éd. Tertium, 2013.
- Vitraux de la cathédrale de Cahors. Chroniques d’une création. 2. La commande artistique, brochure DRAC Midi-Pyrénées, 2013.
- M. Alain Du Fayet de La Tour a déposé à la S.E.L. un colossal travail d’inventaire des mégalithes du département du Lot, sous forme numérique et tapuscrite, auquel nous réserverons dans notre prochain Bulletin la présentation plus détaillée qu’il mérite en raison de son importance pour la préservation et la connaissance de ces sites préhistoriques.

Ouvrages acquis

- Bernard Fournioux, Les notaires ayant exercé en Périgord-Quercy- Limousin aux XIIIe-XVe siècles, 2013.

Communications

- « LIA » (Guillaume DREYFUS).
Les fidèles de nos séances mensuelles ont encore en mémoire la présentation faite par Guillaume Dreyfus de son précédent film « Sur les traces de Dieu. Chronique religieuse d’un village du Lot », Varaire. Ils n’auront pas manqué de s’attendrir au témoignage d’une vieille habitante du village, Lia, récitant encore par coeur, bien plus d’un demisiècle plus tard, les répliques d’une pièce de théâtre à vocation édifiante dans laquelle, jeune écolière, elle jouait un petit rôle. C’est cette figure attachante que Guillaume Dreyfus a choisi de présenter dans un second film qui lui est entièrement dédié. Lia est filmée dans un quotidien qui est resté celui de toute son existence : une ferme traditionnelle du causse de Limogne. Un cadre en apparence immuable d’une austérité à peine atténuée de quelques concessions à la modernité dont l’indétrônable téléviseur que Lia considère d’ailleurs avec une distance amusée… Lia est interrogée sur son passé et évoque bien sûr sans réticence et sans emphase les souvenirs d’une vie rude toute entière consacrée aux travaux agricoles. Elle a connu les affres de périodes difficiles et les inévitables drames domestiques qu’elle livre avec la résignation de ceux qui y étaient hélas préparés. Elle nous rappelle aussi opportunément
que, de ce causse, nombre de quercinois de son voisinage et de membres de sa famille, vaincus par la misère, se sont exilés aux États-Unis où ils ont fait souche. Mais loin de se focaliser sur le seul témoignage, la caméra, aux antipodes des documentaires trépidants d’aujourd’hui, respecte avec bonheur les pauses et les silences du quotidien, accorde leur juste part aux menus gestes de la vie, aux paysages, aux bêtes et aux choses. C’est bien là tout l’intérêt du film : s’attarder pour donner à voir ce que nous sommes peut-être en train de
perdre à jamais : l’environnement, le temps et les mentalités des paysans, un nom que nous hésitons aujourd’hui à prononcer, nous qui ne serons jamais que des « ruraux »…

 

Année 2013 : SÉANCE DU 7 MARS



Présidence : M. Foissac
Nécrologie
- Mme Bouyssou, de Cahors, épouse de notre ancien administrateur Henri Bouyssou (†).
Nouveaux adhérents
- M. Philippe Carriol, de Saint-Vincent-Rive-d’Olt
- M. Pierre Escudier, de Lacadière-d’Azur (83)
- M. Jean-François Mailhol, de Saint-Pierre-Lafeuille
- M. Pierre Michel, de Saint-Chamarand
- Mlle Leïla Lamorlette et M. Yann Soubigou, de Morlaix (29)
- M. Guy Réveillac, de Livernon

Manifestations signalées

- La séance mensuelle de la SEL initialement prévue le jeudi 4 avril à 20h30, sera remplacée par une séance publique consacrée à la présentation des actes du colloque international de Fanjeaux et du Cahier de Fanjeaux n°45 : « Jean XXII et le Midi » par Michelle Fournié et Daniel Le Blévec, organisateurs du colloque. Salle des Actes du collège Gambetta à 18h30.
- Le CAUE du Lot donne une conférence (entrée gratuite) sur « Les évolutions des paysages de la Bouriane ». Organisée en partenariat avec le Pays Bourian dans le cadre du festival « La vie rurale, c’est pas de la science fiction » [sic]. Mercredi 20 février, 18h, à la maison communautaire à Gourdon (98 av. Gambetta).
- Exposition : « L'eau vive » de Pierre Lasvènes : expérimentations photographiques de Pierre Lasvènes sur l'eau en mouvement.
Cahors, Maison de l'Eau, du 22 février au 10 mars. Entrée libre.
- Conférence «Le collège Pélegry au Moyen Âge » par Patrice Foissac, le mardi 12 mars 2012 à 18h30, salle Henri-Martin (mairie de Cahors).
- Conférences à Prayssac dans le cadre des manifestations du bicentenaire
de la mort du maréchal Bessières, le samedi 16 mars à 14h30, salle Maurice-Faure, « La Garde impériale » par Raymond Foissac et « La bataille de Medina de Rioseco » par Patrice Foissac.


Présents : Mmes Deladerrière, Delsahut, Dreyfus-Armand-Auvray, Foissac, Gérard, Revellat, Rousset, Royère, Serin ; Mlles Brun, Cavaroc, Denjean ; MM. Austruy, Auvray, Azaïs, Baux, Delmon, Denjean, Foissac, Gérard, Germain, Lemaire, Linon, Rigal, Royère

- Conférence « L’habitat paysan et la constitution du paysage au Moyen Âge » par Gilles Séraphin, organisée par le Conseil général du Lot, en partenariat avec la Médiathèque du Grand Cahors le jeudi 28 mars 2013, à 20h30, à l'Espace Clément-Marot de Cahors (entrée gratuite).
Ouvrage signalé
- Le magazine Dire Lot mars-avril 2013, consacre, sous la plume de Nicolas Savy, un article intitulé « La Société des études du Lot à Cahors, une vieille dame toujours jeune et dynamique ». Nous tiendrons nos adhérents informés de l’aimable proposition de la rédaction de consentir un tarif préférentiel d’abonnement aux sociétaires de la SEL.
- De Noël Andrieux : Jean-Baptiste Bessières - Maréchal d’Empire et Les familles descendantes des frères et soeurs du Maréchal Jean-Baptiste Bessières ; études de généalogie ;
contact :  ou auprès de la Société.
- Le n°45 des Cahiers de Fanjeaux, Jean XXII et le Midi, Toulouse, Privat, 2012.
Ouvrages reçus
- de Pierre Brayac, Le Pays de Saint-Céré dans les soubresauts de l’Histoire, éd. de L’Esperluette-Haut-Quercy magazine, 2012.
- de Jean-Luc Obereiner, les numéros manquants de Quercy-Recherche dont nous possédons désormais la collection complète.
- de Didier Rigal, « L’aqueduc antique de Cahors et ses captages », dans L’eau : usages et représentations dans le sud-ouest de la Gaule et le nord de la péninsule Ibérique, de la fin de l’âge du Fer à l’Antiquité tardive (IIe siècle a. C.-VIe s. p. C.), dir. Jean-Pierre Bost, Bordeaux, Aquitania
Supplément 21, 2012.

Communications

GIGOUZAC, PSYCHOSOCIOLOGIE D’UN VILLAGE RECOMPOSÉ (Edith Bour).

Édith Bour nous présente ce soir la quatrième partie d’une thèse de sociologie - qu’elle vient tout juste de brillamment soutenir – consacrée à la disparition ou la remise en cause d’une certaine ruralité et illustrée par un reportage filmé dans son village natal, Gigouzac. Édith Bour laisse la parole à trois groupes d’habitants : ceux qui, présents dans la commune depuis des générations, se présentent euxmêmes comme les « vrais Gigouzacois », les « Gigouzacois rapportés », parents des précédents, et les « néo-Gigouzacois » qui viennent de
s’installer. Cette prise de parole, rarement gênée par la caméra, montre à quel point les anciens du village sont conscients des mutations du dernier demi-siècle : disparition de l’artisanat rural et des commerces de proximité, abandon de l’église et menaces sur l’école communale, disparition programmée des derniers agriculteurs. C’est tout le cadre de vie millénaire d’une communauté qui a ainsi été bouleversé. Il faut bien sûr questionner ce ressenti : la nostalgie dans l’évocation des souvenirs d’antan efface-t-elle une réalité beaucoup moins rose qu’il n’y paraît ? Les « néo-Gigouzacois » sont beaucoup plus réticents à s’exprimer, conscients que la raison de leur venue tient plus dans l’attrait des paysages et la 
« tranquillité » que dans la recherche d’une convivialité villageoise. Malgré les inévitables tensions entre les nostalgiques d’une certaine vie communautaire et les néo-ruraux qui 
«s’enferment dans leur mas, derrière leurs clôtures », des lieux de convivialité nouveaux (bibliothèque) ou préservés (café-restaurant, école, fête votive) laissent espérer la résurrection d’une vraie vie villageoise qui n’aura certes pas grand-chose à voir avec la précédente... Un grand nombre de questions et de témoignages ont prolongé cette très stimulante présentation et montré que nos sociétaires partagent largement les préoccupations des Gigouzacois.

L’ancienne association « Les Amis du maréchal Bessières » s’étant dissoute dans la SEL, nous avons offert à la nouvelle association constituée pour le Bicentenaire de contribuer au succès des commémorations dont voici le programme (susceptible de modifications, se renseigner sur le site www.prayssac.fr qui propose également des solutions d’hébergement).
Programme du bicentenaire de la mort du maréchal Bessières (10, 11 et 12 mai 2013) à Prayssac :

• Vendredi 10 mai

Ouverture de l’exposition* au public qui comprendra : documents, lettres, gravures, tableaux, uniformes, armes, timbres et reconstitution de bivouac (tentes, chevaux, soldats…).
*lieu communiqué ultérieurement

• Samedi 11 mai

09h30 : Messe avec les 110 élèves officiers de l’École Militaire InterArmes (EMIA) de la promotion « Bessières ».
11h00 : Prise d’armes aux Monuments aux Morts puis défilé des élèves officiers de l’EMIA jusqu’à la statue de la place d’Istrie avec musique militaire, hommage au maréchal Bessières.
Art6:2013 15/03/13 08:58 Page7
12h00 : Place d’Istrie, discours : Maire, Préfet, Député, Délégué Militaire Départemental (ou bien le plus haut gradé présent). Vin d’honneur à la mairie.
14h00 : Ouverture du bivouac des reconstitueurs (Rue des Cévennes).
15h00 : Bataille dans Prayssac : troupe autrichienne contre troupe française.
17h00 : Conférence d’Alain Pigeard, Président du Souvenir Napoléonien, docteur en Histoire. Cinéma Louis Malle.
20h00 : À l’Espace Culturel Maurice Faure, repas napoléonien ouvert au public sur réservation.

• Dimanche 12 mai

10h30 : Défilé historique (bivouac place d’Istrie).
11h00 : Bivouac ouvert au public. (Rue des Cévennes)
15h00 : Bataille dans le pré du bivouac. (Rue des Cévennes)
17h00 : Fin de la manifestation.

Année 2013 : SÉANCE DU 7 FÉVRIER



Présidence : M. Foissac
Nouveaux membres
- Catherine et Jean-Paul Haenni, de Montcléra
- Anne-Marie et Jean-Pierre Laroche, de Crayssac
- Daniel Monferrand, de Figeac
- Yvette Masbou, de Cahors
* Présents : Mmes Azaïs, Dreyfus-Armand-Auvray, Foissac, Delsahut, Duthu, Marrane, Revellat, Rousset, Royère, Talou-Rigal ; Mlle Cavaroc ; MM. Auvray, Azaïs, Delmon, Denjean, Foissac, Gérard, Germain, Lafon, Linon, Marrane, Rigal, Royère, Sabatier, Savy, Serin

Manifestations signalées :

- La SEL représentée par M. Foissac, adhérente de l’association « Le Temps du Livre », a participé à son Assemblée Générale où elle a été officiellement invitée au Salon du Livre Ancien, les 7 et 8 septembre 2013.
- Exposition de Roger Dérieux, Peintures, collages, couleurs vivantes, au Musée Henri-Martin.
- Exposition « Les chantiers emblématiques » sur les découvertes archéologiques lors des chantiers de réhabilitation du Secteur sauvegardé de Cahors. Maison du Patrimoine (mardi, mercredi, jeudi et vendredi matin).
- Conférence de François Thiollet, « Le sens de l’histoire. Enjeux, naissance et philosophie de l’histoire », le samedi 9 février à 16h à Prayssac.
- « On a volé le Te igitur ! » découverte, pour les 8-12 ans, de la ville médiévale de Cahors à travers un livret-jeu de piste animé. Organisé par la Maison du Patrimoine les 20 et 27 février, 6 et 13 mars, à 10h. Prix 3 €, durée 2h30, nombre limité à 15 enfants par atelier, inscriptions réservations Maison du Patrimoine.
Ouvrages signalés
- Le Patrimoine industriel. Terres cuites en Bouriane, poteries et tuileries-briqueteries. Brochure publiée par le Conseil Général du Lot et le Pays Bourian.
- Nicolas Savy présente en souscription son ouvrage « Ô mon pays », correspondance éditée de trois paysans lotois durant la Grande guerre (bon à retirer à la SEL, jusqu’au 13 avril 2013).
Ouvrages reçus
- Claire Taylor, Heresy, Crusade and Inquisition in Medieval Quercy,
York Medieval Press, 2011, vol. 2.
Ouvrages acquis
- Guides Gallimard, « Lot », 2003.

Communications :

ARCHÉOLOGIE, TROIS COMMUNICATIONS (Didier Rigal et Valérie Rousset)

L’étude du Château Vieux de Milhac, entreprise en deux phases, en 2004 par Didier Rigal puis en 2006 par Valérie Rousset, a mis en évidence un site castral établi dans la vallée de la Relinquière et possédé au XIIe siècle par Raymond de Massaut qui le donna à l’abbé de Moissac en 1176. L’occupation dès les XIe -XIIe siècles est attestée par les vestiges d’une tour à laquelle a succédé l’édification d’un logis aux XIIIe-XIVe siècles. Outre de nombreux vestiges maçonnés restituant bâtiments et enceinte, l’étude a concerné un ensemble mobilier, céramique, éléments lapidaires, décors peints… évoquant l’occupation du lieu avant son abandon lors de la guerre de Cent Ans.
Le sarcophage des Vendanges. Conservé à la cathédrale de Cahors, le monument sera profané par les Huguenots en 1580, puis détruit à la Révolution. Il avait heureusement été dessiné par le savant Pierre-Louis de Besombes de Saint-Geniès (1718-1783). Un fragment est conservé au musée de Cahors, six autres seront découverts à la fin des années 1980. Ils étaient remployés, retournés, en guise de dallage dans une maison d’habitation. Il s’agit d’un sarcophage taillé dans un marbre saccharoïde blanc veiné de gris, avec un couvercle à fronton et décoré de sept compartiments sur sa face principale. Les scènes mythologiques côtoient les représentations d’amours vendangeurs cueillant le raisin, le transportant sur une charrette ou foulant la vendange. Sur les bas-côtés, on retrouve des images chrétiennes avec le bon pasteur et Adam et Ève autour de l’arbre au serpent. Il s’agit manifestement d’une production des IVe-Ve siècles dite du Sud-Ouest, également qualifiée d’École d’Aquitaine. Ce monument de grand prix ne pouvait qu’appartenir à un personnage - homme eu femme - de très haut rang social.
Duravel : le Diolindum de la Carte de Peutinger ? Située à l’extrémité occidentale du département, et point intermédiaire de la voie Lyon-Bordeaux par Cahors et Villeneuve-sur-Lot, cette bourgade correspond très certainement au Diolindum de la Carte de Peutinger, itinéraire routier de l’Empire romain. Il s’agit manifestement, au début de l’Empire romain, d’un relais routier permettant aux équipages de prendre du repos et éventuellement de renouveler les montures.
Toutefois, les vestiges architecturaux signalés sur le site, peu abondants et très localisés, mais de qualité, plaident plutôt en faveur d’une résidence aristocratique. Les mosaïques polychromes suggérant même un rattachement à l’Antiquité tardive. Au centre de la plaine, le monument qualifié de Roc de la pile, peut-être un mausolée funéraire, est un édifice circulaire à l’origine. Les sondages qui ont été réalisés permettent de restituer un diamètre de 10 m, (13,6 m avec le podium) et une élévation supérieure à 5 m.

Année 2013 : SÉANCE DU 4 JANVIER



Présidence : M. Deladerrière
Nouveaux membres
- Nathalie Brasilier, de Lagardelle
- Jean-Pierre Calmeilles, de Cahors
- Émeline Chorro, d’Albias (82)
- Jean-Pierre Larrive, de Beauregard

Manifestations signalées :

- Le « Carrefour des Sciences et des Arts » organise un cycle de conférences scientifiques intitulé « Le mardi : les sciences au dessert » avec le 5 février 2013, salle des Actes du collège Gambetta, 20h30, « Les nanotechnologies : l’infiniment petit au service de la santé », le 2 avril « Géologie », le 4 juin « Énergie hydraulique ».
- Conférence, « Le mobilier religieux des XVIe et XVIIe siècles à Cahors », par Nicolas Bru, le jeudi 24 janvier 2012 à 18h30, salle Henri-Martin (mairie de Cahors).
Ouvrages reçus
- La revue Midi-Pyrénées Patrimoine n°32 (hiver 2012), avec un dossier Décors intérieurs dont un article de Pascale Thibault : « Castelnau-Bretenoux, le goût antiquaire de Jean Mouliérat ».

Communications

- LE RENSEIGNEMENT PENDANT LA GUERRRE DE CENT ANS (Nicolas Savy).

 Les municipalités qui dirigeaient les localités fortifiées du sud de la France actuelle pendant la guerre de Cent Ans nous ont légué d’importantes archives qui regorgent de mentions concernant la recherche d’informations d’ordre tactique. En premier lieu, elles mettent en évidence les besoins en renseignement des municipalités, dont le principal souci était, à côté de la sécurité des biens et des personnes, la préservation des activités économiques. Pour satisfaire ces besoins, les conseils communaux utilisaient les flux continus d’informations qui parvenaient jusqu’à leurs villes par des canaux divers, distinguant celles qui présentaient un haut degré de certitude des autres, issues de la rumeur. Les données ainsi récoltées étaient ensuite utilisées suivant cette distinction pour préciser la situation de l’ennemi par de nouvelles recherches : les informations sûres étaient actualisées tandis que les autres étaient vérifiées ; en dernier lieu, des investigations étaient lancées pour combler les zones qui restaient dans l’ombre. La collecte des données se faisait par deux moyens principaux : la correspondance et l’observation, qui étaient souvent utilisés de façon concomitante, les messagers faisant office d’espions et vice et versa. Les renseignements qu’ils récoltaient étaient naturellement partagés, ensuite, avec les autres communautés ou autorités de la région pour leur fournir des données sûres qu’elles pouvaient utiliser pour compléter leurs propres recherches ; cette diffusion était très intense jusqu’à 30 km de distance, mais elle était ensuite, et de la même façon, relayée par les différents destinataires, le résultant étant une transmission rapide, de l’ordre de 50 km par jour, des renseignements sur une large zone géographique. Au final, le renseignement tactique apparaît comme avoir été totalement indispensable aux autorités municipales pour mettre efficacement en place la défense de leurs localités fortifiées tout en préservant au mieux les activités sociales et économiques qu’elles abritaient et dont elles dépendaient.


* Présents : Mmes Azaïs, Deladerrière, Delsahut, Denjean, Duthu, Rousset, Serin ; Mlle Brun, MM. Audoin, Austruy, Azaïs, Balan, Deladerrière, Delmon, Linon, Royère, Sabatier, Savy, Serin.

 


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