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PV des séances de la Société

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Index

 

SÉANCE DU 6 MARS 2014[1]

Présidence : M. Deladerrière

Nouveaux membres

–       Lesly Bessière, de Cahors ;

–       Hugo Émile Boissier, de Le Bourg ;

–       Jean Sudreau, de Cahors ;

–       Paul Dausse, de Cahors ;

–       Annie Miquel-Barel, de Cremps ;

–       Nelly Blaya, d’Espère.

Ouvrages et articles reçus

–            Encyclopédie Bonneton : Lot, Paris, éd. Bonneton, 2011, 320 p. 

–            Gilles Séraphin, « Les tours à contreforts enveloppants et la domination des Plantagenêts en Quercy (1154-1249) », in Gwyn Meiron-Jones (dir.), La Demeure seigneuriale dans l'espace plantagenêt, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, 481 p. illustrations, pp. 367-379.

–            ASFE, Les Institutions religieuses à Figeac du ixe siècle à nos jours, catalogue de l’exposition organisée en 2011 par l’Association de sauvegarde de Figeac et ses environs, Figeac, 2013, 139 p., illustrations.

–            Françoise Auricoste, Protestants oubliés du Haut-Quercy, Nîmes, éd. Lacour-Rediviva, 2007, 437 p. [Remplacement d’un ouvrage détruit par l’inondation de 2011.]

–            Françoise Auricoste, Lherm, histoire d’un village, environ 300 pages, Association pour la rénovation et la protection du patrimoine de Lherm. Date limite : 31 mars 2014 ; prix : 15 € + port 4 €. Adresse : Association Patrimoine, Mairie 46150 Lherm.

Manifestations signalées

–            Mardi 18 mars à 18 h 30 : conférence gratuite de Laurent Guyard, directeur de la Cellule archéologique du Conseil général, sur le bilan des découvertes archéologiques à Cahors en 2013 (Hôtel de Ville).

–            Jeudi 27 février : « Mise en bouche du patrimoine », quelques objets gallo-romains du musée de Cahors, départ cour du Musée, à 12 h 15 et 18 h 15.

 

Archives diocésaines

Ouverture sur rendez-vous du 10 au 13 mars : 

Vente de la collection de La Revue des Deux Mondes, de 1859 à 1980, même adresse. 

 

Communication

À LA RENCONTRE DES OISEAUX DU LOT (Philippe Tyssandier)

Philippe Tyssandier, président de la Ligue pour la protection des oiseaux - Lot (LPO-Lot), nous a présenté un diaporama sur les oiseaux nicheurs dans le département du Lot. 

La LPO-Lot est une association naturaliste regroupant près de 300 adhérents qui œuvrent pour la connaissance et la protection de la faune et de la flore lotoises. Elle a succédé à l'Association Lot-Nature au 1er novembre 2012. La LPO est un réseau national qui regroupe près de 40 associations locales rassemblées autour de la LPO-France dont le siège est à Rochefort (17).

L'avifaune lotoise compte près d'une centaine d'espèces d'oiseaux nicheurs présents dans une grande diversité de milieux naturels. Certaines de ces espèces représentent un grand intérêt patrimonial. Le Quercy blanc, pays de cultures et de serres (croupes marneuses), abrite le bruant ortolan, passereau granivore en voie de régression au niveau européen, et l'oedicnème criard, appelé aussi courlis de terre. Les causses, qui occupent une grande partie du territoire lotois, hébergent une avifaune typique des milieux chauds et buissonnants : fauvette orphée et passerinette, d'affinités méditerranéennes, pouillot de Bonelli et dans les secteurs plus ouverts de pelouses, le rare pipit rousseline. Si les cours d'eau permettent de croiser le curieux cincle plongeur, sorte de merle brun au plastron blanc capable de marcher sous l'eau, les parois rocheuses qui les bordent sont le repaire d'espèces emblématiques telles que le faucon pèlerin, le hibou grand-duc ou le martinet à ventre blanc. Les zones bocagères, bien  représentées en Bouriane et dans le Limargue, sont d'une grande diversité. Les massifs forestiers du département quant à eux offrent un refuge pour de magnifiques rapaces tels que le circaète jean-le-blanc – appelé aussi l'aigle mangeur de serpents –, le milan royal, l'aigle botté ou le faucon hobereau. Une vraie richesse dont il faut prendre soin.

[1] Présents : Mmes Deladerrière, Dreyfus-Armand, Rességuier-Lacalmontie, Royère ; Mlles Brun, Denjean, Tyssandier ; MM. Andral, Audoin, Auvray, Deladerrière, Denjean, Fouclet, Réveillac, Robert, Royère, Sabatier, Serin, Tyssandier.

 

 

SÉANCE DU 6 FÉVRIER 2014[1]

Présidence : M. Deladerrière

Décès

–       Paul Cassayre, de Salvagnac-Cajarc ;

–       Maurice Carlier, de Lherm ;

–       Jean Pélaprat, de Ramonville. 

Manifestations signalées

 Mardi 18 février à 18 h 30 : conférence gratuite de Camille Gillon, étudiante en master « Documentation des œuvres d’art, régie des œuvres », sur les peintures murales dans le secteur sauvegardé de Cahors (Hôtel de Ville).

 Jeudi 27 février : « Mise en bouche du patrimoine », promenade architecturale dans les rues Donzelle et Mascoutou, départ rue de Lastié, côté Lot, à 12 h 15 et 18 h 15.

 La commune de Montpazier (Dordogne) nous invite à visiter le Bastideum, récemment ouvert, centre d’interprétation de la bastide, son évolution depuis sa création en 1284 jusqu’à nos jours. 

 

Ouvrages et articles reçus

– Nathalie Fabry (préface d’Étienne Baux), Bibliographie de la presse française politique et d’information générale des origines à 1944. Lot, Paris, BNF, 2013, 85 p. [Remerciements à Étienne Baux et à l’éditeur pour cet ouvrage.]

– Pierre Brayac, Fleurs de blé noir. Chroniques du Haut-Quercy 1936-1948, Saint-Cyr-sur-Loire, éd. Alan Sutton, 2003, 127 p., illustrations.

– Pierre Brayac, Une jeunesse quercynoise, Brive, éd. Les Monédières, 2009, 265 p. [Remerciements à Pierre Brayac pour ces deux ouvrages.]

– Jean Lartigaut, « Exploit d’un chevalier de Malte au siège d’Alger », L’Algérianiste, n° 51, pp. 37-41, Perpignan, septembre 1990. Reprise d’un article paru dans le BSEL, 1990, 1er fascicule.

–            Pierre-Jean et Babeth Pebeyre, Sophie Brissaud, Manuel de la truffe. La truffe est un produit simple, Bordeaux, éd. Féret, 2013, 158 p., illustrations.

–            « La Bailharda », La Lettre d’information de la bastide de Puybrun, janvier 2014, 4 p. : Charles Nuville, un as de l’aviation de la  Première Guerre mondiale né et mort à Puybrun (1889-1965), compte rendu du 4e colloque de Puybrun, la grange de Dalon…

– Patricia Rémond et David Marmonier, Fonds d’archives Edmond Michelet (1914-1978). Répertoire numérique détaillé, Brive, éd. Fraternité E. Michelet, 2013, 475 p., illustrations. [Remerciements à l’éditeur pour cet ouvrage.]

– Alain Huc de Vaubert, « Un orgue en forme de vaisseau », Midi-Pyrénées Patrimoine, n° 36, hiver 2013-2014, p. 12, Portet-sur-Garonne, 2013, illustrations. 

Communication

CAHORS-MOISSAC, UNE LIGNE FERROVIAIRE AVORTÉE (Paul Dausse)

Notre invité, Paul Dausse, Lotois, ancien cheminot, a consacré plusieurs années de sa retraite à retrouver les documents d’archives, des photos et enfin des témoins (ouvriers, riverains) de cette ligne ferroviaire dont il est question dès 1878 et finalement abandonnée en 1930 sans que les rails aient jamais été posés !

Ligne à voie unique et à écartement normal, elle était entre autres destinée à transporter le raisin chasselas des zones de production vers les grandes villes (Toulouse, Bordeaux, Paris). Seule l’infrastructure et la plate-forme ont été construites sur les 62 km de voie nouvelle.

La déclaration d’utilité publique a été votée en 1913 et les travaux ont débuté en 1914 pour être rapidement interrompus en août par la déclaration de guerre. Ils reprennent très lentement en 1919 puisque ce n’est qu’en 1930 que la construction des ouvrages d’art est enfin terminée.

En 1934, les travaux de superstructure sont finalement ajournés et, en 1941, la ligne est officiellement déclassée, victime de la concurrence de la route. Soixante millions de francs auront été dépensés pour ce projet avorté !

Une projection de documents (cartes de l’évolution du réseau français, premier matériel ferroviaire, etc.), de photos (ouvrages d’art, chantier, etc.) et même un poème mis en musique ont illustré agréablement cette conférence.

Rappelons l’ouvrage publié sur le sujet que la SEL vient d’acquérir : Paul Dausse, Cahors-Moissac. Une ligne ferroviaire oubliée. 1920-1930, Cahors, éd. Photo-club SNCF-UAICF de Cahors, 1999, 112 p., illustrations.

[1] Présents : Mmes Azaïs, Deladerrière, Foissac ; Mlles Cavaroc et Denjean ; MM. Audoin, Austruy, Azaïs, Balan, Dausse, Dechet, Deladerrière, Demeure, Denjean, Gérard, Réveillac, Savy, Serin.

 

 

SÉANCE DU 9 JANVIER 2014

Présidence : M. Baux[1]

Nouveaux membres

–       Nicolas Bru, de Cahors ;

–       Marie-Claire Liou, de Paris ;

–       René Nadal, de Crayssac ;

–       Corentin Pezet, de Gramat.

Intervention de la société

Compte rendu de la réception, à la Mairie de Cahors, le lundi 16 décembre, d’une délégation de la Société composée du président, de Valérie Rousset, Didier Rigal et Étienne Baux, concernant la sauvegarde du site archéologique au 113 rue André-Breton, à Cahors.

Manifestations signalées

–            L’Association de soutien à l’exposition du centenaire 1914-1918 (ASPEC 14-18) se propose d’organiser une exposition sur la Grande Guerre du 1er août au 16 novembre 2014 dans le hangar de la Délégation militaire. Cette exposition labellisée par la Mission du centenaire sera subventionnée par la Ville de Cahors. L’association présidée par Frédéric Rivière recherche des adhérents pour soutenir le projet (5 €). Des bulletins d’adhésion sont disponibles au siège de la Société.

–            Rencontre du patrimoine à l’Hôtel de Ville de Cahors, le mardi 21 janvier, à 18 h 30, salle Henri-Martin. Conférence d’Annie Charrier, archéologue du bâti, au service Patrimoine de Cahors : « Bilan des découvertes archéologiques du bâti faites à Cahors en 2013 ». Présentation d’une plaquette sur ce sujet.

Ouvrages et articles reçus

–            Gilles Séraphin, « Premières croisées d’ogives en Quercy et Périgord méridional, quelques jalons chronologiques », Mémoires de la Société archéologique du midi de la France, tome LXX, Toulouse, 2010, pp. 97-124.

–            Jean-Luc Obereiner, Saint Namphaise. Au cœur de l’histoire religieuse du Quercy, s.l., éd. Quercy Recherche, 2013, 324 p.

–            Souvenirs croisés de la Première Guerre mondiale. Correspondance des frères Toulouse (1914-1916). Souvenirs de René Trognard (1914-1918), préface de Jacques Legendre, avant-propos de Sophie de Lastours, Paris, L’Harmattan, 2008, 284 p. [Les frères Toulouse étaient cadurciens.]

–            Jacques Bouquié, Larnagol et Seuzac, Villefranche-de-Rouergue, Imprimeur Grapho 12, 2013, 392 p.

–            Serge Austruy, Claude Lufeaux, Pradines en images, Pradines, Mairie de Pradines, 2013, 126 p.

–            Patrice Foissac, « Les chemins de Saint-Jacques dans le Lot au Moyen Âge », Regards sur le Parc, n° 18, Parc naturel des Causses du Quercy, novembre 2013, 4 p.

–            Bulletin d’information des Archives du Lot : « Étienne d’Alençon, un passionné du Lot », Cahors, Conseil général, p 2.

–            Jean-Claude Bonnemère, « Une médaille pour Jean-Pierre Girault », Bulletin de l’association des Amis du vieux Souillac, n° 70, Souillac, 2013, 1 p.

–            Jean-Robert Pitte, Histoire du paysage français : de la Préhistoire à nos jours, Paris, rééd. Texto, 2012, 449 p. 

–            NatEnPa, Les Moulins à eau du Céou et de ses affluents dans le canton de Saint-Germain-du-Bel-Air, Saint-Germain-du-Bel-Air, éd. NatEnPa, 2013, 140 p.

Communication

TÉMOIGNAGES DE « POILUS » (Bruno Sabatier)

Bien avant la commémoration officielle de la Grande Guerre, notre secrétaire, Bruno Sabatier, a réalisé avec bonheur une série d’enquêtes orales auprès de combattants lotois, dont il a recueilli les souvenirs avec beaucoup de délicatesse. Il nous donne ce soir quatre de ces entretiens, précieux témoignage de ceux qui sont aujourd’hui disparus.

Avant de nous faire partager son expérience sur les rencontres-témoignages avec les « poilus », Bruno Sabatier a souhaité faire un bref rappel sur les conséquences du conflit : pertes humaines, stigmates des combats encore présents aujourd’hui sur le terrain, monuments de nos villages, nécropoles… Il est revenu également sur l’hécatombe du début des engagements durant lesquels les régiments du Quercy ont particulièrement donné lors de la bataille des frontières. Il a tenu aussi à désacraliser quelques images comme celle de « la fleur au fusil » ou celle du mythe de la tranchée des baïonnettes.

C’est en 1985 qu’une opportunité de rencontre avec un premier personnage du Ségala va déclencher chez lui une passion pour faire parler ces hommes et s’intéresser à leur histoire. Laissons-lui la parole :

« Quatre témoins issus du monde rural parmi une dizaine de contacts, quatre témoignages révélés sans être enjolivés, jamais dans le respect de la chronologie des événements, mais plutôt celle de leur mémoire. Puisque ces hommes acceptaient d’en parler, il n’y avait qu’à les écouter.

Tous dotés d’une mémoire extraordinaire, très certainement liée à la perception et à la confrontation à ces événements qui ont marqué profondément leur jeunesse. Malgré les recoupements de questions celle-ci n’était pas prise en défaut.

Émile, maréchal-ferrant de métier, énumérait le nom des chevaux d’attelage de son canon de 75 tout comme les noms des villages traversés. Lucien, grand blessé, éventré au cours d’un acte de bravoure pour stopper les pertes infligées par une mitrailleuse ennemie à sa compagnie, restait fier de rappeler les conditions de son attaque dans les faubourgs d’Arras. Paul, peut-être le plus sensible des quatre, relatait les dix-huit mois passés dans le bois des Loges, aux confins de l’Oise et de la Somme, jamais dépassé, dernier verrou à tenir face à l’ennemi prêt à fondre sur Paris. Paul se souvenait d’une triste affaire de fusillé pour l’exemple, sans en connaitre l’aboutissement. Il évoquait l’histoire du lieutenant Chapelant. Mais il se souvenait aussi du numéro de son fusil et des terribles conditions de survie sur les pentes de la cote 304… Pierre-Henri, lui, avait connu le dépaysement en Serbie, il y avait subi l’amputation d’un pouce à la suite d’une blessure qui ne voulait pas guérir à cause de conditions climatiques des plus pénibles. Par forte chaleur l’atmosphère devenait irrespirable, alors les combats étaient suspendus et cela permettait de relever et d’enterrer les corps des camarades tombés entre les tranchées.

Souvent ils terminaient les entretiens par ces quelques mots : « Il fallait le voir pour le croire », ou bien « On n’a pas besoin de faire la guerre ». Que de moments intimes partagés qu’il est bien difficile de retranscrire, des souvenirs de 70 ans, racontés simplement, sincèrement, sans enjolivure, ponctués de silences qu’il ne fallait pas rompre mais qui en disaient long sur le vécu. »

Ajoutons que Bruno Sabatier a eu à cœur d’aller sur les lieux évoqués par ses interlocuteurs, de recouper leurs témoignages avec d’autres sources. Son exposé, très sobre, a passionné l’auditoire, souvent gagné par l’émotion et heureux de prolonger ce moment par un échange. Il parait très souhaitable qu’une publication nous donne accès à l’ensemble de ces entretiens et assure leur pérennité.

[1] Présents : Mmes d’Alençon, Azaïs, Bouat, Cavaroc, Deladerrière, Foissac, Rousset ; Mlle Denjean ; MM. d’Alençon, Audouin, Austruy, Azaïs, Balan, Baux, Bouat, Deladerrière, Gérard, Linon, Réveillac, Rigal, Sabatier, Savy, Serin.


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