PV des séances de la Société

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Index

 

 

SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 2016[1]                                           

 Présidence : M. Deladerrière, M. Foissac

Nouveaux membres

 

-          Ken Lazarus, de Lunan

-          Édith et Michel Francon, de Martel

-          Anne-Marie et Marc Andral, de Cahors

-          Claude Vertut, de Lamagdeleine

 

Ouvrages reçus ou acquis

 

-          SAHTG, 150 ans de la Société archéologique et historique du Tarn-et-Garonne, Canens, éd. In extenso, 2016, 90 p.

-          SAHTG, Le voyage archéologique d’Alexandre du Mège en Tarn-et-Garonne (1821), avec l’atlas des dessins, Canens, éd. In extenso, 2016, 213 p.

-          Correspondances, Figeac et les frères Champollion, Musée Champollion, les Écritures du monde, ville de Figeac,  Lettres présentées par Karine Madrigal, éd. : Presses de Merico, 2016, 173 p.

-          Exposition « Champollion intime », du 4 juin 2016 au 4 mai 2017, 30 ans du musée Champollion, Figeac, éd. musée Champollion, 2016-2017, 15 p.

-          « Autour des collections », musée Champollion-les Écritures du monde-musée d'Histoire, La lettre des musées de la ville de Figeac n°4, Figeac, éd. musée de Figeac, 2015.

-          Michel Carrière, Jean-Pierre Girault, Les occupations préhistoriques du Puy-d’Issolud, de la vallée de la Dordogne et de ses affluents dans le nord du département du Lot, Brive-la-Gaillarde, éd. Racines-Les Monédières, 2013, 289 p., F 242

-          Sophie Flouquet, « Fiscalité des Monuments historiques, le rapport Eblé », Magazine VMF, n°270, p. 12-13

-          Les Amis du vieux Caussade et de son pays, Cahiers n°3, 19, 20, 21, 49, 1999-2016, BQYO 205

-          Courrier de M. André Mellinger, maire de Figeac, suite au don de la lettre de Charles Boyer, 1 CM 561bis

-          « Recueil de copie de déclarations de police rédigées par Antoine-Jean Berty, commissaire à Cahors », 1913 ?, manuscrit (don de Michèle Graffouillère), MS 268

-          « Entente entre Combarieu, Plantade et Richard Georges, imprimeurs. Décision d’imprimer les listes électorales chacun à son tour », Cahors, 1834, manuscrit, MS 269.

Communications

« L’AFFAIRE CHAMPOLLION » (Jacques Carral)

Notre sociétaire est amené à évoquer les raisons de son intérêt appuyé pour les Champollion : ancien sous-préfet de Figeac, précédemment en poste à Grenoble et Paris, il a donc en quelque sorte « accompagné » la famille Champollion sur les lieux qu’ils ont illustrés. Le conférencier rappelle les grandes références bibliographiques disponibles[2]. L’affaire en question qui date de 1816-1817, où, suspendus de leurs fonctions universitaires à Grenoble, ils sont assignés à résidence à Figeac, n’a pas échappé aux biographes et Jean Lacouture décrit cet épisode de la vie du savant sous le titre de chapitre « proscrit parmi les siens ». J. Carral pose un « regard inversé » sur cet exil, celui des préfets de l’Isère et du Lot et celui du sous-préfet de Figeac de l’époque. Ce sont les Archives de la Dordogne à Périgueux qui ont conservé la correspondance préfectorale, en fait le brouillon tenu par le sous-préfet pour rédiger ses diverses lettres et rapports. Le conférencier rappelle alors le contexte de la Restauration, difficile pour la jeune administration préfectorale confrontée à la réaction des « ultras ». Dans le Lot, le dernier préfet d’Empire est remplacé en septembre 1815 par le comte Albert-Magdelaine-Claude de Lezay-Marnésia à qui succède au début de 1817 Charles-Louis de Chamissot de Boncourt après six mois de vacance du poste. Ce sont eux et le sous-préfet de Figeac, Edmond de Laborie, comte de Campagne, qui ont donc à gérer au mieux la présence forcée des frères Champollion à Figeac. Les deux assignés à résidence, Jacques-Joseph, l’aîné, dit Champollion-Figeac, et son frère cadet Jean-François, compromis par leurs liens avec l’Empire, sont reçus par le sous-préfet chargés de les surveiller qui rapporte à son supérieur leur bon état d’esprit et plaide pour un régime de surveillance adouci. Ces administrateurs, dont J. Carral retrace brièvement la biographie sont deux modérés. Notons, faits curieux, que le préfet Lezay-Marnésia est élu dans la même période député du Lot et que le comte de Campagne est un sous-préfet d’Empire, nommé en 1813 et maintenu. Leur souhait n’est pas de persécuter et humilier les deux exilés mais, surveillés par leur hiérarchie, ils restent prudents. Ils cherchent surtout à « occuper » les frères Champollion avec l’aide de Jacques-Antoine Delpon, procureur du roi à Figeac, qui est déjà l’érudit passionné d’archéologie que l’on connaît bien pour sa brillante carrière ultérieure. Jacques-Joseph va, sur les conseils de Delpon, s’intéresser à la recherche du site de l’Uxellodunum de la guerre des Gaules qu’il attribue à Capdenac-Le-Haut où il fait entreprendre des fouilles. Jean-François, qui a déjà publié en 1814 L’Égypte sous les pharaons, accompagne son frère à Capdenac et poursuit à Figeac ses recherches sur la langue copte. Les deux frères s’intéressent aussi aux projets d’école mutuelle de l’anglais Joseph Lancaster et fondent une école de ce type à Figeac. Mais le contexte familial n’est pas simple. Les deux frères, isolés, sans connaissances particulières, retrouvent à Figeac leur père et leurs deux sœurs dans une situation matérielle précaire car la librairie paternelle peine à assurer la subsistance de la famille élargie. Le père aurait peu à peu sombré dans l’alcoolisme dilapidant ainsi le peu de biens dont il disposait. Heureusement, l’exil touche à sa fin et Jacques-Joseph peut rejoindre sa famille à Grenoble. Jean-François le suivra quelques mois plus tard.

Un article du conférencier est attendu pour ce printemps, nous l’en remercions chaleureusement.

                                           HOMMAGE À NOS ANCIENS

Le repas précédant la séance publique d’hiver a été l’occasion de rendre hommage à deux de nos plus anciens adhérents, Simone Denjean et François Sigrist qui, tout en restant fidèles à notre Compagnie, ont souhaité prendre un peu de repos en abandonnant pour l’une la charge de « commissaire aux journées et excursions » et pour l’autre le poste d’administrateur. Les habitués de notre Bulletin et de nos sorties savent tout ce que nous devons à nos deux sociétaires en termes de dévouement et d’efficacité.

Il nous a donc paru indispensable de les inviter à ce traditionnel moment de convivialité et de leur remettre un petit cadeau à partager avec leurs proches.

Nous avons également eu le plaisir de compter parmi nous Georges Depeyrot, chercheur et numismate de réputation internationale qui, entre deux voyages, a posé ses valises à Cahors. Rappelons que Georges a été, à l’âge de 16 ans, l’un des plus jeunes adhérents de la SEL et lui est toujours resté fidèle. 

Simone Denjean

François Sigrist

À la gauche du président, Georges Depeyrot

[1] Présents : Mmes Azaïs, Dreyfus-Armand, Foissac, Lagarrigue, Mariotto, Pendino, Royère, Serin ; Mlles Brun, Cavarroc, Denjean ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Baux, Carral, Conte, Deladerrière, Foissac, Germain, Hinderer, Lecuru, Linon, Montaudié, Réveillac, Rigal, Rivière, Roques, Royère, Serin.

[2] Aimé-Louis Champollion-Figeac, Les deux Champollion : leur vie et leurs œuvres, leur correspondance archéologique relative au Dauphiné, Adamant Media Corporation, 2002, 251 p. ; Hermine Hartleben, Jean-François Champollion, Sa vie et son œuvre, 1790-1832 [« Champollion. Sein Leben und sein Werk »], 1990 ; Jean Lacouture, Champollion, Une vie de lumières, Grasset, 1988 ; Alain Faure, Champollion, le savant déchiffré, Fayard, 2004.

SÉANCE DU 3 NOVEMBRE 2016[1]                                         

 Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres

 

-          Père François Denis, de Gramat

-          Philippe Serizier, de Paris

-          Isabelle Giard, de Rocamadour

Ouvrages et articles reçus ou acquis

-          néant

Communications

« NAVIGATEURS-ARMATEURS NÉGRIERS DE CAUSSADE EN QUERCY » (Jean Badia, Catherine Lenglet)

La communication a suscité par son originalité un tel afflux de participants qu’un record a été battu : nous n’avions plus une seule chaise disponible ! Les absents peuvent se consoler : les conférenciers ont bien voulu nous confier un article publié dans ce fascicule du BSEL auquel nous renvoyons le lecteur et qui rend tout procès-verbal inutile. Rappelons tout de même que les recherches menées le sont dans le cadre de l’Association des Amis du Vieux Caussade avec qui nous aurons beaucoup de plaisir à entretenir des échanges réguliers, notamment par le biais  de nos revues.


[1] Présents : Mmes Azaïs, Badia, Bouat, Deladerrière, Delsahut, Dreyfus-Armand, Dufour, Grafouillère, Foissac, Lagarrigue, Lenglet, Malique, Picard, Royère, Serin ; Mlles Brun, Cavaroc ; MM. Austruy, Auvray, Azaïs, Badia, Baux, Bouat, Dargegen, Deladerrière, Dufour, Genebrieres, Germain, Gervais, Fages, Foissac Patrice, Foissac Pierre, Hinderer, Lagaly, Linon, Réveillac, Royère, Serin, Vertut.

                                         

 SÉANCE DU 6 OCTOBRE 2016[1]                                         

   Présidence : M. Foissac

Décès

-          Paulette Aupoix, de Cahors [L’une de nos fidèles sociétaires. Professeur de Lettres au lycée Clément-Marot de Cahors, Mme Aupoix a rédigé plusieurs articles pour notre BSEL. Nous la connaissons aussi pour son bénévolat efficace aux Archives diocésaines de Cahors.]

 

Nouveaux membres

 

Danièle Mariotto-Lagane, de Cahors

- Henri Laneau, de Cahors

- Jean-Claude Roque, de Saint-Martin-des-Combes (24)

- Martial Stambouli, d’Albas

- Jean-Paul Cadet, de Paris

- Philippe Viers, de Saint-Clair

- Danièle Decome-Aumont, de Cahors

- Hervé Hubert, de Saint-Simon

Ouvrages et articles reçus ou acquis

 

- Philippe Calmon, Le cartonnier et la mémoire. Vie quotidienne et usages autour de Figeac avant et après la Révolution, Figeac, éd. Françoise Claustres, 2016, 143 p. (Don de l’auteur), QYD 357

- Jacques Combourieu, Michèle Latapie, À la découverte des lavoirs. Arrondissement de Gourdon, Cambes, Imp. Num. AB, 2016, 154 p., QYD 358

- Daniel Girard (Max Delian), Catalogue de l’exposition « Lherm, aquarelles et lettres 14-18 », Lherm, n.c., 2016 (don de Françoise Auricoste), BQYO 2003

- Martine Balout, Périgueux, capitale du Périgord. Balades en ville à travers plus de 2000 ans d’histoire, La Crèche (79), Geste éditions, 2014, 60 p., QYO 636

- Guy Astoul, Les chemins du savoir en Quercy et Rouergue à l’époque moderne. Alphabétisation et apprentissages culturels, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 1999, 390 p., Collection Tempus, QYO 640

- Frédéric Claverie, Cimetières ruraux et occupation du sol en Haut Quercy du Moyen Âge à la fin de l’époque moderne (IXe-XVIIIe siècles), Bordeaux, Université Michel de Montaigne, TER sous la direction de J.B. Marquette, 1996, 109 p. ; Annexes I, 73 p. ; Annexes II, 113 p. ; Q 123, 124, 125

- Henri Thamier, Le Rouge et le cœur, Cahors, éd. Imp. Tardy Quercy, 1988, 360 p. (Don de Michel Auvray), QYO 642

- Régine Pernoud, Jacques Juillet, dir., Saint-Louis pèlerin et le pèlerinage de Rocamadour au XIIIsiècle. Année Saint-Louis, VIIcentenaire 1270-1970, Luzech, Imp. Boissor, 1973, 215 p., QYD 354

- Albert Solacroup, Divertissements, Villefranche-de-Rouergue, Imp. Salingardes, 1969, 64 p. (Dédicacé par l’auteur à Maurice Faure), QYD 356

- Jacques Tulet, Le père Bonhomme, pèlerin de Rocamadour. Une restauration spirituelle, Toulouse, Imp. Fournié, 1954, 54 p., QYD 353

- Jean Calmon, René Prat, Les cadastres de Cahors (1500-1606-1650), Cahors, Coueslant, 1947-1951, deux volumes, vol. 1, 372 p., et vol. 2, 226 p. (don de Mme Bouzeran), QYQ 77 et QYQ 122

- L. Gay, Raymond Gromas, avec la collaboration de M. Ph. Maturié, ingénieur agronome à Frayssinet-Le-Gélat, Statistique agricole de la France. Annexe à l’enquête de 1929. Monographie agricole du département du Lot, Cahors, Coueslant, 1937, 300 p., QYO 637

- Antoine Laurent-Bruzy, Carnyxs d’Uxellodunum (Puy-d’Issolud). Histoire et légende, Brive, Imp. Lachaise, 1933, 300 p., QYO 639

- Raymond Coly, Chants du Quercy. Rayons du prisme. II. Vermanty, vin du Lot, Figeac Imp. Goutel, 1933, 10 p., BQYD 458

- Robert Latouche, La vie en Bas-Quercy du XIVe au XVIIIe siècle, Toulouse, Privat ; Paris, Picard, 1923, 520 p., QYO 641

- Père Léopold de Chérancé, Le Bienheureux Christophe de Cahors, Paris-Couvin (Belgique), éd. Vve C. Poussielgue-Maison Saint-Roch, 1907, 145 p., QYD 352

- Kadurk, Notice sur quelques objets anciens figurant à l’exposition des Beaux-Arts de Cahors en 1881. Réunion d’articles parus dans le « courrier du Lot », Cahors, Plantade, 1882, 58 p., QYD 355

- Louis Combarieu, Le département du Lot avant 1789, Cahors, librairie Girma, 1879, 15 p., QYO 638

- Cyprien Lacarrière, Vie de la vénérable mère Galiote de Sainte-Anne de Gourdon-Genouillac-Vaillac, coadjutrice de l’Hôpital-Beaulieu, prieure des Fieux, Toulouse, Imp. Troyes, 1869, 271 p., QYD 359

- Raymond Dufaut, Viticulture 2e année, Cours de viticulture 1907, manuscrit, 1907, 293 p. (Acquisition SEL, Salon du Livre Cahors), MS 265

- Nicolas Savy, « Bertrucat d’Albret ou la construction d’un réseau gascon au service du roi d’Angleterre », Aquitaine historique n°127, juillet 2016, p. 2-8, BQYO 1999

- Françoise Laîné, Nicolas Savy, « Un vicomte rescapé, un comte retrouvé et un chevalier ruiné. Notes sur des prisonniers de la bataille de Poitiers », Annales du Midi n°293, tome 128, 2016, p. 47-65

- Florent Garnier, « Compte rendu et notes : une “bonne ville” dans tous ses états : Cahors (1450-1550). Patrice Foissac, Cahors au siècle d’or quercinois, 1450-1550 », Annales du Midi n°293, tome 128, 2016, p. 109-111

- Santiago Mendieta, « Du cahors au malbec, une mise en récit », Midi-Pyrénées Patrimoine n°46, 2016, p. 43-49

- Chantal Bruel, « Musée de la Résistance et de la Déportation de Figeac », Cahiers de la belle vallée du Lot n°4, mai 2016, p. 22-25

- Hervé Thiébaut, « Lavayssière », Cahiers de la belle vallée du Lot n°4, mai 2016, p. 44-47

- Jean-Paul Desprat, « Jean-Paul Lacaze, chef de mission de l’aménagement de la vallée du Lot », Cahiers de la belle vallée du Lot n°4, mai 2016, p.48-51

- Jean-Claude Bonnemère, « Le rôle clé de la presse locale dans la vie politique lotoise par Étienne Baux. Des origines à 1944, l’influence de la presse dans le Lot », La Vie quercynoise n°3691, 11 août 2016, BQYO 1997

- LM, « Le miracle cadurcien ou l’incroyable aventure de l’hôtel Best Western. Cahors, ville d’art et d’histoire », Le Lot en action n°98, 4 mars 2016, BQYO 1995

- ?, « Caroline, l’ambitieuse Murat », Revue des amis de l’histoire de Colombes n°52, 2015, p. 16-17, BQYO 1996

- Nicolas Bru, « Nouveaux éléments sur le tableau de l’Adoration des bergers de la cathédrale de Cahors », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. LXXIV, 2014, p. 187-195

- Nicolas Savy, « The “chevauchée” of John Chandos and Robert Knolles. Early March to Early June 1369 », The Journal of Medieval Military History, vol. VII, p. 38-56, 2009, tiré à part (don de l’auteur), BQYO 1998

Cavalier et roi, revue des Amis du maréchal Murat, roi de Naples, n°28, 30, 34, 35, 37-43, 45, HS 2014, 46, 1997-2015 (acquisition de numéros manquants)

Aluta, revue des poètes du Quercy, n°27 à 68 (avec des manques), 1950-1960 (don de Jean Delmon)

- Deux pièces : « Feuille de route du citoyen Jean (illis.) pour se rendre à Cahors en passant par Rotterdam et (illis.). 30 pluviôse an VI (18 février 1798) » ; « Troupes françaises de Hollande, 54e demi-brigade, 3 pluviôse an VI… », manuscrits (don de M. Eugène Farina de Mauroux), MS 263 et 264

- Deux cartes postales anciennes du pont Valentré, 1939 et 1952 (don Patrice Foissac), BQYD 459.

 

Communications

« MARCELLE CAPY ET LE PACIFISME » (Bernard Balan)

Notre fidèle sociétaire Bernard Balan avoue d’emblée que sa rencontre avec Marcelle Capy est le fruit d’un heureux hasard, celui de son livre, Une voix de femme dans la mêlée (1916)prêté par une amie qui le tenait de sa mère. Marcelle Marquès, de son vrai nom, Capy étant celui de sa mère, est née en 1891 à Cherbourg d’un père officier de marine et a été confiée très jeune à ses grands-parents habitant Pradines. Elle a suivi des études secondaires à Cahors puis supérieures à Toulouse, en khâgne, qui lui permettent de participer à la vie culturelle toulousaine où elle fait en 1911 une rencontre qui va donner un sens nouveau à sa vie, celle de Jean Jaurès. Elle abandonne alors ses études pour devenir journaliste… et socialiste. Marcelle est profondément marquée par le premier conflit mondial et réussit à faire publier en 1916 le livre que nous venons de citer et qui sera d’abord censuré puis plusieurs fois réédité après la guerre. En effet, cet ouvrage préfacé par Romain Rolland est un véritable manifeste pacifiste. Elle ne reste pas pour autant inactive et, journaliste à la Voix des femmes, périodique féministe, s’intéresse au sort de celles que l’on appellera les « munitionnettes », se faisant même embaucher dans une usine pour mieux se documenter. En 1918, elle rencontre le député Pierre Brizon qu’elle va épouser et avec qui elle fonde le périodique antimilitariste La Vague. Désormais, pacifisme, socialisme et féminisme vont être les trois combats de sa vie. Marcelle Capy, qui fréquente les milieux intellectuels engagés de la capitale et voyage beaucoup, n’oublie pas le Lot et est récompensée du prix Séverine de l'Association des femmes journalistes pour son livre Des hommes passèrent…(1930) dans lequel elle relate le séjour dans les familles de Pradines de prisonniers de guerre allemands. C’est la période la plus féconde de sa vie et elle publie beaucoup tout en militant à la Ligue internationale des combattants de la paix (LICP) dont elle assure la propagande. Son intransigeance pacifiste l’amène à refuser toute concession à la Seconde Guerre mondiale là où beaucoup de ses amis s’engagent et appellent à la résistance contre le nazisme ; elle se compromet même dans des publications exploitées par des collaborateurs notoires. Sans doute très marquée par cet échec personnel, elle prend alors de la distance avec ses engagements passés et profite d’un séjour auprès de sa sœur en Égypte pour consacrer ses dernières publications à ce pays. Retirée à Pradines dans la maison de ses grands-parents, elle y meurt en 1962 dans un relatif anonymat. Nous remercions Bernard Balan pour avoir, à la suite du docteur Pierre Gayet et d’Aline Canal[2], fait revivre cette figure attachante qui repose aujourd’hui dans le cimetière de son cher Pradines.

[1] Présents : Mmes Azaïs, Deladerrière, Grafouillère, Grondin, Lagarrigue, Mariotto, Pendino, Royère, Sécher, Serin, Vancampen ; Mlle Denjean ; MM. Andral, Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Balan, Baux, Cazèle, Dargegen, Deladerrière, Delmon, Fages, Foissac, Hinderer, Linon, Rivière, Royère, Serin, Vincent.

[2] Pierre Gayet, Marcelle Capy, une voix de femme au-dessus de la mêlée, Homme et Femmes en Quercy, septembre 1998. Aline Canal, Pacifisme, féminisme, socialisme : Marcelle Capy (1891-1962) : une femme engagée dans la Cité de la Belle-époque à la Seconde Guerre mondiale, dir. Sylvie Chaperon, Thèse de l’Université de Toulouse, 2009.  

SÉANCE DU 2 JUIN 2016


Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres
- Michèle Grafouillère, de Cahors
- Sophie Lafon, de Caïx
- David Hinderer, de Castelfranc
- Bernadette Castaing, de Cahors
Ouvrages et articles reçus
- Annales des XXIVe Rencontres archéologiques de Saint-Céré (Lot), n° 23, 2016.
- Sabine Lazarus, Si la Contie m’était contée, Lunan, éd. Les jardins de la Contie, 2016, 176 p., F241.
- Anne Sauvonnet-Salaün, « Jean Lurçat, à propos de Liberté », Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 61, 2015-2016, p. 333-342. 
- Martine Mathias, « La tapisserie Le vin de Jean Lurçat ou la joie de vivre retrouvée », Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 61, 2015-2016, p. 343-348.  
- Guy Astoul, Jacques Carral, « Jean-George Lefranc de Pompignan, prélat, apologiste et homme politique », Recueil de l’Académie de Montauban, t. XVI, année 2015, p. 151-170.
- Pierre Laborie, « Les partis politiques et la résistance dans le Lot », Revue d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale et des conflits contemporains, n°85, 1972, p. 3-32.
- Marie-Louis Larnaudie, Transcription et saisie des carnets de l’abbé Escapoulade 1914-1916, d’après des originaux conservés aux Archives diocésaines, Cahors, 2014 (don de l’auteur). Ces carnets complètent ceux conservés aux Archives départementales du Lot et analysés par P. Foissac dans BSEL 2014/4.

Communications

« GABAUDET » (Jean-Claude Coustou)
Notre sociétaire Jean-Claude Coustou compte parmi nos plus anciens adhérents et on connaît bien sûr ses nombreuses contributions à la recherche historique, en particulier autour de sa ville de Gramat. Il nous présente ce soir le résultat d’une longue enquête sur ce que l’on a coutume d’appeler « l’affaire de Gabaudet », l’une des illustrations lotoises de la féroce répression menée par la tristement célèbre division SS Das Reich lors de sa remontée de la région de Montauban vers le front de Normandie en juin 1944. Personne en France n’a oublié Tulle et Oradour-sur-Glane, les Lotois se rappellent de Calamane et Frayssinet-le-Gélat mais le massacre de Gabaudet, hameau proche de Gramat, reste relativement méconnu. Jean-Claude Coustou et Marc Viguié ont choisi de restituer enquête et témoignages sous la forme d’un film, encore inachevé, qui nous est projeté en avant-première. Images d’archives, cartes et surtout témoignages, en grande partie inédits, reconstituent minutieusement l’historique et le parcours d’éléments motorisés de la Das Reich jusqu’à Gabaudet. L’intention des auteurs est de tenter de comprendre comment cette unité a pu parvenir directement sur ce lieu isolé de rassemblement des maquisards et sans être véritablement détectée. Concours de circonstances (une reconnaissance aérienne ?) ou, plus sûrement, dénonciation
(le commandant de la brigade de gendarmerie de Gramat ?), le drame se joue rapidement entre les 7 et 8 juin. Il se solde par la destruction des hameaux de Donnadieu et Gabaudet, la mort de 22 résistants, récentes recrues pour la plupart, 3 « inconnus » (Espagnols ?) et 4 habitants, la déportation de 71 survivants dont seulement 48
reviendront des camps. Les témoignages recueillis constituent l’essentiel du film ; lesquelques survivants de Gabaudet, les cadres des maquis, les familles des victimes, guidés par un questionnement discret, donnent leur vision de ces journées tragiques. Ces témoignages ont beaucoup de force par leur simplicité, leur sincérité et leur pudeur lorsqu’il s’agit d’évoquer la perte d’êtres chers dans un cadre dont rien ne laissait supposer qu’il puisse devenir le théâtre d’un drame. Ils constituaient à n’en pas douter une source unique jusque-là inexorablement vouée à disparaître sans la salutaire initiative de nos amis. Nous ne manquerons pas de tenir nos sociétaires informés des dates de projection du film via notre site internet et notre « page Facebook ».


SÉANCE DU 11 MAI 2016


Présidence : M. Foissac

Ouvrages acquis ou reçus

- Collectif (étudiants de la promotion 2016 du master 2 Patrimoine de Cahors), « Des monuments et sculptures que vous ne verrez jamais dans le Lot », Midi-Pyrénées Patrimoine
n°45, printemps 2016, p. 90-93.
- Geneviève Dreyfus-Armand, Varaire retrouve son passé, un patrimoine à préserver, Varaire, éd. Association REV, 2016, 15 p., BD457.
- Anaïs Charrier, Cahors, les chantiers 2015, Cahors, Direction du Patrimoine de la ville de Cahors, 2015, 8 p., BO1993.
- Émile Méjane, Jacques Poulet, « Les premiers seigneurs de Bournazel : des Mancip aux Buisson (XIIIe-XVIe siècle) », in Études aveyronnaises, 2015, p. 177-194, O634.
- Jean Rocacher, « Iconographie de la Genèse et peintures du massif occidental de la cathédrale de Cahors », in Le décor des églises en France méridionale (XIIIe-mi XVe siècle), Toulouse, Privat, 1993, Cahiers de Fanjeaux n°28, p. 253-254, S46.
- Jean-Claude Fau, Jean-François Fau, Atlas historique des villes de France : Montauban (avec gravure du siège de Montauban en 1621 par Méran), Paris, éd. CNRS,
1983, 4 p., MS260.
- Mgr Michel Even, La vie de la chère sainte Fleur, religieuse professe de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, 1309-1347, de l’Hôpital-Beaulieu, en Quercy, Paris, éd. Gabriel Enault, 1944, 120 p., S050.
- Pierre Cantarnal, Conquête de la liberté, Aurillac, Imprimerie moderne, s.d., 129 p., S047.
- Raymond Pierron, « Préhistoire : sur la découverte de basaltes d’Auvergne dans les tumulus de Carennac (Lot) », Tiré à part de la Revue de la Haute-Auvergne, t. XXXI, p. 368-371, BO1994.
- Marguerite Vidal, Petit guide pour la visite de l’abbaye Saint-Pierre de Moissac,
Montauban, Imp. Forestié, 1951, 16 p., BD456.
- Mgr Jean-Joseph Moussaron Ordo divini officii recitandi pro anno domini MCMXXXIX, Cahors, Delsaud, 1939, 84 p., S048.
- Mgr Jean-Joseph Moussaron Ordo divini officii recitandi pro anno domini MCMXXXVII, Cahors, Delsaud, 1937, 84 p., S049.
- Maurice Lémozin, Une âme sociale, Jean Cros (1881-1903), Sarlat, Imp. Michelet, 1908, 61 p., S051.
- Louis Esquieu, Une bulle du pape Jean XXII du 14 février 1323 communiquée par l’abbé Albe depuis Rome, Cahors, éd. F. Delpérier, 1902, 14 p., BO1992.
- Michel Vanlachom, Description générale du pays et vicomté de Turenne avec les confins des provinces qui l’avoisinent (Carte en couleur, don de Michel Carriol, avril 2016), Paris, « par le graveur et imprimeur du Roy rue Saint-Jacques, à la rose blanche couronnée », vers 1700, MS262.

Communication

« EN AFRIQUE, SUR LES TRACES DE L’ABBÉ BREUIL » (Jacques Audoin)
Nous avions depuis longtemps sollicité notre sociétaire Jacques Audoin, préhistorien émérite et grand connaisseur de l’Afrique, pour obtenir de lui une communication sur 
l’art pariétal africain qui, certes, nous éloigne du Lot mais offre aux passionnés de préhistoire un retour aux sources en quelque sorte. Le sujet de la communication est original car si tous les amateurs de préhistoire et la plupart de nos sociétaires savent que l’abbé Breuil a été un pionnier dans l’étude de l’art pariétal bien peu connaissent ses séjours africains. Il a ainsi répondu dès 1929, année où il obtient une chaire au Collège de France, à l’invitation du gouvernement sud-africain qui a mandat sur la Namibie ex-allemande pour y interpréter des peintures rupestres dont la célèbre « Dame blanche » qui le passionnera. Là, dans un massif du Brandberg difficilement accessible, huit jours durant, il se livre à ses célèbres relevés sur calques épais dont Jacques Audoin
nous présente quelques exemplaires à comparer à ses propres photos. Celles-ci montrent que l’attribution de la peinture au sexe féminin reste discutable ou au moins incertaine sauf à considérer qu’elle a été depuis victime d’altérations. Après les lui avoir beaucoup reprochées, on pardonnera à l’abbé Breuil des interprétations discutables de cette figure de l’art pariétal local (une datation attribuée à tort au paléolithique, une vision complaisante de « migrations sémitiques blanches » jusqu’au sud de l’Afrique !) dans un contexte de pré-apartheid qu’il n’a sans doute pas bien mesuré. Les peintures rupestres de Namibie étudiées par l’abbé Breuil ne se limitent pas au Brandberg et à cette célèbre figure et, comme l’illustrent les nombreuses photographies de Jacques Audoin, mettent en scène des figurations animales (dont d’assez rares girafes et serpents) ou humaines (« porteurs avec outres »). Jacques Audoin précise que les peintures connues se comptent en dizaines de milliers et qu’elles débordent sur les états voisins, Afrique du Sud, Botswana et Zimbabwe ; il nous en présente quelques échantillons :
figures humaines schématiques et difficilement interprétables ou animales (oryx, bovidés, porc-épic, etc.). La recherche contemporaine les considère comme relativement récentes et les attribue au peuple san (Buschmen ou Bochimans). Cette communication se termine par quelques vues de l’art pariétal éthiopien et bien sûr s’achève sous les applaudissements avec un dernier portrait de l’abbé Breuil.


2 - Présents : Mmes d’Alençon, Andral, Audoin, Azaïs, Deladerrière, Foissac, Lagarrigue, Royère, Serin ; Mlles
Audoin-Bénac, Cavaroc, Denjean ; MM d’Alençon, Andral, Austruy, Azaïs, Baux, de Chalain, Deladerrière,
Germain, Linon, Royère, Serin.


SÉANCE DU 7 AVRIL 2016


Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres
- Laurent Wirth, de Creysse
- Martine Gékière, du Montat
- Jérôme Dietsch, d’Arcambal
- Dominique Siméone, de Cahors

Ouvrages et articles reçus ou acquis

- Jacques Combourieu, Michèle Latapie, À la découverte des lavoirs. Arrondissement de Figeac, Cambes, Imp. Num. AB, 2015, 126 p., D332.
- Marc Baldy, Boulevard Gambetta, Cahors-Paris et retour, Cahors, Publi-fusion, 2004, 229 p., D337.
- Jean-Luc Axelrad, Gilles Lades, Saint-Cirq-Lapopie, lecture d’un site, suivi de André
Breton : de la rencontre à la demeure, Saint-Cirq-Lapopie, éd. Les Amis de Saint-Cirq-Lapopie, 2003, 90 p., D347.
- Pierre-Flandin-Bléty, « Une contribution à l a pacification du Languedoc, la
confédération dite de Rocamadour (1229-1240) », Cahiers de l’Institut d’anthropologie juridique n°7, Limoges, Presses universitaires, 2003, 36 p., O624.
- Michelle Chauveau dir., Souillac (Récits, mémoires, souvenirs). Carnet de notes du
Lot, Souillac, Ayrolles éd., 1995, 140 p., D338.
- Michèle Aué, Découvrir le Quercy, s.l., éd. MSM, 1994, Collection Découvrir, 190 p., O628.
- Edmond Massaud, Du levain pour demain. Le Lot au coeur, Cahors, Publi-fusion, 1993, 123 p., D335.
- Lucien Lachièze-Rey, « Les Cahiers de Doléances du Quercy », L’Église et la Révolution française. Colloque tenu à l’Institut catholique de Toulouse les 27-29 janvier1989
sous la présidence du doyen J. Godechot, Bulletin de Littérature ecclésiastique publié par l’Institut catholique de Toulouse, tome XC, juillet-septembre 1989, p. 13-21, O629.
- Clément Nastorg, « Les résistances aux idéaux de la Révolution : le cas du Haut-Quercy et du district de Saint-Céré-Martel », ibidem, p. 23-46.
- Patrick Ferté, Pierre-Yves Malbec, Scatabronda, comedia carcinola anonima…Un brûlot libertin occitan dans l’université de Cahors, Flaujac-Poujols, éd. Carcin-terra d’oc, 1983, 410 p., D340.
 - Roland Pierrot, Raymond Pulou et al., Inventaire minéralogique de la France n° 10 : Lot et Tarn-et-Garonne, Orléans, éd. BRGM, 1982, 175 p., O626.
- Jean-Pierre Alaux, Si mon « païs » m’était conté, Toulouse, Eché, 1981, 167 p., D342.
- Jean-Paul Damaggio, Les sans-culottes, Montauban-Verdun (1793-1794), Pomponne, auto-édition, 1987, 144 p., BO1988.
- René Delmas, Ferlignac ou journal d’un sudiste, Montpellier, Africa Nostra, 1980, 274 p., D339.
- Rocamadour ignoré, Paris, Club du Vieux manoir, 1974, 28 p., BD452.
- Joseph Molinié, Enfance à Cahors (préface du chanoine Tulet), Cahors, Lagarde, 1965, 178 p., D346.
- Arthur Roussilhe, Souvenirs 1907-1954, Cahors, Imp. Dhiver, 1955, 195 p., O633.
- « La voix du prieuré » (Laramière-Vidaillac, Lot), 5 bulletins reliés, mars à mai 1955, déc. 1956, déc. 1957, Aurillac, Imp. Gerbert. O630.
- Abbé J. Rouzet, Sous la Révolution, un pasteur : l’abbé Pierre Ventach. Un peuple : Mayrinhac-Lentour en Haut-Quercy, Saint-Céré, éd. Cestan-Gaudou, 1954, 37 p.,BO1990.
- Maurice Boyé, Petites villes du Midi de la France, Saint-Céré, Vertuel, 1947-1950 ?,coll. Art-Paysage-Histoire, 355 p., D345.
- Chanoine Gallay, Une sainte du Quercy, vie de sainte Fleur, sanctuaire d’Issendolus (avec une lettre de Mgr Moussaron), Besançon, Impr. De l’Est, 1938, 130 p., D438.
- Ferdinand Lovio, Povera, lamentations rythmées du 14 janvier au 26 juin 1936 (dédicace de l’auteur), Paris, éd. Albert Messein, 1936, 199 p., O625.
- Mgr Joseph Lucien Giray, Ordo divini officii recitandi missaeque celebrandae pro anno domini MCMXXXIII, Cahors, Imp. Delsaud-éd. de l’évêché, 1933, 85 p., S042.
- Mgr Joseph Lucien Giray, Ordo divini officii recitandi missaeque celebrandae pro anno domini MCMXXXVI, Cahors, Imp. Delsaud-éd. de l’évêché, 1936, 83 p., S043.
- Paul Cambon, De Cahors et d’ailleurs, croquis et broutilles. Poèmes 1931, Agen, éd. P. Laborde, 1931, 116 p., O627.
- Angèle Rible, Au champ du coeur, Cahors, Bergon, 1927, 61 p., D336.
- Chanoine P. Maurel, La congrégation des Filles de Jésus et ses origines (préface Mgr Giray), Brive, Imp. catholique, 1925, 350 p., D344.
- Anonyme, Notice sur la famille de Delmas, Brive, Imp. catholique, 1923, 8 p., BO1991.
- Abbé F. Lacoste, Notre-Dame-de-l’Île de Luzech (Dédicace de l’auteur à Mlle Olières), Limoges, Imp. P. Dumont, 1921, 108 p., S041.
- Pierre Poux, Une petite ville, croquis et silhouettes (dédicace « À mon ami de Monzie, à Monsieur et Madame Darquier »), Paris, éd. Alphonse Lemerre, s.d., 172 p., D341.
- J. C. Viguié, Compte-rendu du procès de Mgr l’évêque de Cahors devant le Tribunal correctionnel de Cahors, le 17 mai 1909, Brive, Imp. Catholique, 1909, 35 p., S045.
- Chanoine Adrien Foissac, Le premier Grand séminaire de Cahors (1638-1791) et les prêtres de la Mission. Simples notes d’histoire locale, Cahors, Plantade, 1908, 94 p., O631.
- Dr J. Brun, Le Lot illustré, guide-album du touriste. Curiosités naturelles et archéologiques, 87 vues (dédicace au chanoine Albe), Saint-Céré, Imp. Baudel, 1901, 30 p., BD455.
- Abel de Valon, Histoire d’Alain de Solminihac (Préface d’E. Christophe, évêque de Cahors), Cahors, Delsaud-éd. de l’évêché, 1900, 330 p., D343.
- Anonyme, Vie abrégée du vénérable Jean-Gabriel Perboyre. Congrégation des Lazaristes, Paris, Gaume et Cie, 1886, 115 p., D350.
- (Curé du Puy ?), Notice de la compagnie de messieurs les pénitents bleus de la ville de Figeac depuis un siècle, Figeac, Imp. Lacroix et Moles, 1877, 43 p., S044.
- Cyprien Lacarrière, Histoire des évêques de Cahors, des saints et des principaux monastères du Quercy, Martel, Imp. J.B. Valat, 1877, vol. 3, 115 p., D349.
- Adolphe Guillou, Les évêques de Cahors, coup d’oeil général sur l’histoire du Quercy et des évêques de Cahors, Cahors, Laytou, 1865, 135 p., O632.

Communications


« L’HISTOIRE DE L’HÔPITAL DE DAME HÉLÈNE, UNE RÉVISION » (Patrice Foissac)
Nous ne connaissions de l’histoire de la fondation de l’hôpital dit de Dame Hélène, ayant donné naissance au village de L’Hospitalet, que ce que Guillaume Lacoste et Léopold Limayrac avaient bien voulu nous en dire dans leur histoire respective du Quercy et de la baronnie de Castelnau. Leurs connaissances sur l’origine de cette fondation
– un voeu réalisé par une dame Hélène de Gourdon, femme de Pons de Gourdon, seigneur de Castelnau – relevaient d’une tradition mal datée qui, pour Lacoste, la situait tantôt au XIe siècle (1095) tantôt au XIIe siècle (1113), le point commun étant la construction sur le lieu d’un accident de cheval sans suites d’un hôpital dédié en remerciement à la Vierge. Un inventaire du cartulaire de l’hôpital, que l’on croyait perdu, a été retrouvé par hasard dans un fonds d’archive de celui de Cahors, aux Archives départementales du Lot. Ce registre papier de 58 folios, dressé en 1655 par un feudiste, Jean Parayre, permet de rectifier les erreurs commises par Lacoste et Limayrac. Il établit clairement que la fondation ne peut être antérieure au deuxième quart du XIIIe siècle,
dans les dernières années de l’épiscopat de Guillaume de Cardaillac. Il renseigne aussi l’histoire de l’hôpital, en particulier la succession de ses préceptrices et la présence des religieuses, soeurs hospitalières non affiliées à l’OSJJ contrairement à celles de l’Hôpital- Beaulieu et des Fieux. Enfin, il éclaire aussi un pan de l’histoire contemporaine sur les prétendus « chemins de Saint-Jacques » : l’hôpital assure l’hébergement des « pauvres de Dieu », des donats, et sans doute de quelques pèlerins. Mais les archives de l’Hôpital de dame Hélène permettront de débouter les prétentions de l’ordre des lazaristes qui, sous Louis XIV, entendait l’annexer au titre des hôpitaux de pèlerinage. L’Hôpital de dame Hélène n’a donc aucun rapport direct avec le pèlerinage jacquaire et la soi-disant « via podensis ». Nous renvoyons à l’article désormais publié (BSEL 2016 I) pour plus amples détails.

Présents : Mmes Azaïs, Delsahut, Foissac, Lagarrigue, Patelli, Serin ; Mlles Cavaroc, Denjean, Laur ; MM. Austruy, Auvray, Azaïs, Deladerrière, Delmon, Gérard, Ferriz, Foissac, Lagasquie, Réveillac, Rivière Frédéric, Rivière Jean-Michel, Savy, Séraphin, Serin, Vincent.

SÉANCE DU 2 MARS 2016


Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres
- Michèle Grafouillère, de Cahors.

Ouvrages et articles reçus
- Inventaire du Fonds « colonel Jean Bergue », tapuscrit et DVD, février 2016 (Nous remercions une fois encore la famille du colonel Bergue pour ce don ainsi que MM. Raymond Foissac pour la prise de contact et Marc Lecuru pour la rédaction de cet inventaire, cote BQYO 1977 et QYD 332 pour le DVD).
- Mathieu Langlais, Véronique Laroulandie, « Le Laborien récent de la grotte-abri de Peyrazet (Creysse, Lot, France) », in Paléo n°26, décembre 2015, p. 79-116.
- Louis Albertini, « La crise phylloxérique du vignoble français savé par le greffage sur vignes américaines », in Mémoires de l’Académie des Sciences de Toulouse, volume 176, 19e série-tome V, année 2015, p. 75-93.
- Michelle Chauveau, Le vieux Cahors, la cité dans la ville, richesse du patrimoine oral, Concots, éd. Carnets de notes, 2002, 272 p. (QYO 623).
- Gilles Séraphin, « Salles et châteaux gascons, un modèle de maisons-fortes », in Demeures seigneuriales dans la France des XIIe-XIVe siècles, Bulletin monumental, fasc.
1, tome 157, 1999, p. 11-42 (F 239).
- Jochen Gerz, Les témoins de Cahors, le miroir obscurci de la mémoire (8e édition du Printemps de Cahors), Arles, Actes sud, 1998, 79 p. (QYD 333).
- Fred et Maguy Modolo, Si Payrignac m’était conté. Histoire du village des origines à 1950, Gourdon, Association renaissance, 1997, 69 p. (QYO 1980).
- Michelle Chauveau, Saint-Martin-Labouval, carnet de notes du Lot, récits, mémoire, souvenirs…, s.l., éd. Encrage, 1994, 155 p. (QYO 449).
- Sylvie Lamanilève, Des notables en haut-Quercy, les Boutaric dans le Figeacois, 1650-1785, Toulouse, Université de Toulouse-le Mirail (mémoire de maîtrise), juin 1992, 217 p. (QYQ 121).
- Jean-Michel Vechambre, Le Lot autrefois, Ambierle, Horvarth, 1991, collection Vie quotidienne autrefois, 143 p. (QYO 615).
- Claude Nicaud, Yvonne Rivano, Pastels quercinois, Limoges, éd. René Dessagne, 1988, 207 p. (QYO 622).
- Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Rennes, éd. Ouest-France, 1987, 410 p. (QYO 620).
- Collectif, Le Lot, pays de Quercy, Paris, éd. J. Delmas et Cie, 1985, collection Richesses de France n°122, 149 p. (F240).
- Jean-Marie Housty, Quercy de nos aïeux. Cartes postales anciennes, tomes 1 et 2, Cahors, éd. Quercy-Recherche, 1978 et 1979, 40 et 48 p. (BQYO 1982, 1985).
- René Clozier, Le Quercy, Paris, Arthaud, 1953, 205 p. (QYO 616).
- René Deguiral, Le Lot, la Truyère et le Célé (pays de Rives d’Olt), Aurillac, éd. USHA, 1949, 174 p. (QYO 621).

- Adrien Ruayres, Notre Quercy, contraste quercinois. Essai de tourisme géographique, Montauban, Imprimerie Forestié, 1949, 420 p. (QYO 617). Dr J. Brun, Rocamadour, historique, description, excursions, Saint-Céré, éd. J. Vertuel, 1948, 32 p. (BQYO 1986).

- René Clozier, Les causses du Quercy. Contribution à la géographie physique d’une région calcaire, Paris, éd. J.B. Baillière et fils, 1940, 183 p. (QYO 614).
- Jean Calmon, Catalogue des manuscrits de la collection Greil achetés par la ville de Cahors en 1905, Cahors, Coueslant, 1935, 217 p. (QYO 168).
- Le Cinquantenaire de Gambetta. Extrait du BSEL, 3e fascicule, 1932, Cahors, Coueslant, 1932, 40 p. (BQYO 1984).
- Léon Lafage, La felouque bleue, Paris, éd. Spes, 1928, 229 p. (dédicace de l’auteur à Magdeleine Pongor) (QYD 334).
- Edmond Albe, Autour de Jean XXII, les familles du Quercy, IIIe partie, Rome, éd. Philippe Cuggiani, 1904, 146 p. (extrait des Annales de Saint-Louis-des-Français, VIIIe année, fasc. III, avec dédicace de l’auteur) (QYO 619).
- Charles d’Hallencourt, Le maréchal Canrobert, Abbeville, éd. Paillart, 1895, 240 p. (QYO 618).
- Joseph Maureille, « Monzie moraliste », Billet du mardi (journal non identifié), 1 p. (BQYO 1981). 


 Présents : Mmes Dreyfus-Armand-Auvray, Foissac, Lagarrigue, Montaudié, Pendino, Serin, Teil ; Mlles Brun, Cavaroc, Denjean, Laur, Lescourgues, Mas, Rivet ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Brugnéra, de Chalain, Ferriz, Foissac, Linon, Montaudié, Réveillac, J.-M. Rivière, Serin, Verdun.

Communication « SCULPTURE PUBLIQUE : LA CONSERVATION DES OEUVRES EN PLEIN AIR » (Master 2 Patrimoine de l’Université Jean-Jaurès)

Le sujet choisi par la promotion sortante du Master patrimoine de Cahors pourrait paraître réducteur et passablement technique, surtout quand on sait l’important travail d’inventaire mené par les étudiants à l’échelle départementale aboutissant à la recension de plus de 800 sculptures publiques. Mais, au fil du propos, l’auditoire découvre très vite qu’au-delà des indispensables contraintes techniques, la conservation des oeuvres est un enjeu éminemment politique et donc passionnel. Il faut rendre grâce aux étudiants d’avoir su subtilement le démontrer… L’intervention, à trois voix, a débuté par l’effet des outrages du temps et des intempéries pour prouver combien la sculpture publique en plein air, nécessairement exposée, a eu à souffrir des conditions climatiques, du choix inadapté de l’emplacement et des matériaux, sans oublier les réparations abusives ou les mesures de protection insuffisantes. Les étudiants présentent en images un large éventail des altérations naturelles. Celles subies par la pierre, biologiques (algues, lichens, mousses…) ou atmosphériques (« croûtes noires », fissures créées par le gel, cristallisation des sels minéraux, desquamation, etc.), relativement faciles à traiter avec quelques précautions (pas d’eau sous pression et de Javel !). Le marbre, le bronze, restent aussi des matériaux fragiles, contrairement aux idées reçues.
La corrosion est la principale menace qui pèse sur les alliages ferreux ou cuivreux, elle a conduit au retrait de plusieurs statues de monuments aux morts qui menaçaient la sécurité des passants comme à Sousceyrac. La deuxième partie traite du vandalisme, particulièrement actif dans les lieux isolés (statues mutilées du Parc Tassard à Cahors).
Mais la disparition de la statuaire publique n’est pas que le fait des individus. La Seconde Guerre mondiale a entraîné la destruction ou la disparition de nombreuses statues; celles de l’Hôtel de ville de Cahors ou du monument à Léon Gambetta victimes des réquisitions de métaux… Mais les périodes de paix sont parfois fatales à certaines oeuvres, trop difficiles d’entretien comme la fontaine musicale de « l’Îlot Fouilhac », le dais de la Vierge du pont Louis-Philippe à Cahors, ou jugées « passées de mode » comme les bustes impériaux ou, récemment, l’Allégorie du Quercy à Figeac. La Stèle du IIIe millénaire de Christian Verdun, présent parmi nous, est une synthèse malheureuse des risques mêlant défauts d’entretien et vandalisme dans les lieux isolés… Que faut-il faire pour enrayer le déclin de la sculpture publique ? La conclusion des étudiants se prolonge par un débat animé sur la prévention des dégradations et le déclin de la statuaire publique comme témoin de la mémoire. Nous espérons retrouver tout le plaisir de cette soirée dans la restitution finale du Master qui devrait prendre cette année la forme d’un site interactif.

ERRATUM
Notre sociétaire et ami Max Aussel nous signale une erreur de datation dans le compte-rendu de la séance publique de décembre 2015 : « Napoléon ne débarque pas à Golfe Juan le 7 mars 1815, mais le 1er mars. Le 7, il est déjà à Grenoble… »
Toutes nos excuses au conférencier et à nos lecteurs.

SÉANCE DU 4 FÉVRIER 2016


Présidence : M. Foissac

Décès
- Raymond Pugnet de Saint-Sozy
Ouvrages acquis ou reçus

- Pierre Laborie, François Marcot, Les comportements collectifs en France et dansl’Europe allemande. Historiographie, normes, prismes, 1940-1945, Rennes, Presses Universitaires
de Rennes, 2015, 307 p. (QYO612).
- Jean Lafon (abbé), Contes et racontes du Pays de Rocamadour, Vayrac, éd. Tertium,2015, 221 p. (français et occitan, accompagné d’un CD) (QYO611).

Présents : Mmes d’Alençon, Crabol, Deladerrière, Delsahut, Foissac, Gervais,Grafouillère, Lagarrigue, Réveillac, Serin ; Mlles Brun, Cavaroc ; MM d’Alençon, Austruy, Crabol, Deladerrière, Genébrières, Gérard, Foissac, Lagaly, Linon, Montaudié, Rigal, J.-M. Rivière, Royère, Savy, Serin.
- Collectif FNAC (Fédération nationale des Amicales de Chasseurs à pied, alpins et mécanisés), Inauguration du Monument-tombeau du sergent Lavayssière après restauration.
Samedi 3 octobre 2015, Vincennes, éd. FNAC, 2015, 30 p.
- Collectif, « Monuments de Tarn-et-Garonne », in Congrès archéologique de France, 170e session, 2012, Paris, Picard, 2012, 498 p. (F236).
- Tristan Busser, Les verreries au bois du Quercy, suivi du « Journal de Jean Colomb du Teil », Sarrebourg, éd. Genverre, 2011, 284 p. (Tiré à part des articles parus dans le BSEL) (F237).
- Pierre Thamié, Camboulit en Haut Quercy, Béduer, éd. Diana Brown, 1991, 178 p. (Don des Archives départementales du Lot, QYD331).
- Pierre Capdeville, Jean-Louis Nespoulous, Le vin de Cahors des origines à nos jours, Toulouse, éd. Milan, 1983, 95 p. (F238).
- Henri Buathier, Vignoble et vin de Cahors, Paris, Université Paris VIII-Institut de géographie (mémoire de Maîtrise), 1981, 137 p. (QYQ120).
- Charles Drouhet, Le poète françois Maynard (1583 ?-1646). Manuscrits de Maynard conservés à la Bibliothèque de Toulouse, Paris, Honoré Champion, 1908-1909, 595 p. (QYO613).

Communication

« BERTRUCAT D’ALBRET » (Nicolas Savy)


Nicolas Savy nous présente ce soir le résumé attendu de son dernier ouvrage consacré à celui qui a laissé une réputation sulfureuse de capitaine des trop fameux routiers des grandes compagnies qui exercèrent leurs ravages en Quercy durant la guerre de Cent Ans. Fils bâtard de Bérard II de Labret (avant de se « franciser » en Albret, l’anthroponyme gascon varie dans ses origines entre Labrit, Lebret, Labret), seigneur de Vayres et de Rions, et d’une inconnue, Bertrucat est donc un noble gascon de haut lignage. Ses origines le font vassal du roi-duc d’Aquitaine et il conservera, sa vie durant, une entière fidélité à son suzerain en dépit de la réputation, injustifiée, de versatilité attribuée aux capitaines de routiers. Nicolas Savy a choisi de nous exposer successivement trois aspects de la riche carrière de Bertrucat (v. 1335-1383) : son implantation territoriale croissante, l’insertion de sa guérilla dans le système féodal et, bien sûr, ses rapports avec les Quercinois. La
première partie, celle des conquêtes, souvent très provisoires, est un tourbillon de lieux et d’actions où Bertrucat révèle d’indéniables qualités militaires dont un remarquable courage personnel qui l’expose d’ailleurs à plusieurs captures. Dans sa carrière militaire, notre capitaine répugne aux aventures lointaines, au moins jusqu’au traité de Brétigny. Il entreprend de contrôler un véritable réseau de places pour l’essentiel situées aux marges du Quercy et du Périgord dont le centre est la forteresse de Montcuq, près de Bergerac, qu’il finira par conserver au titre de seigneur. Mentionnons tout de même sa participation malheureuse à la bataille de Launac dans le conflit entre les maisons d’Armagnac et de Foix, l’expédition espagnole où Bertrucat s’illustre à Nàjera auprès du Prince Noir. Mais après la rupture de la paix de Brétigny, il revient bien vite sur son théâtre d’opérations favori et se signale par sa fameuse prise de Figeac avec son compère Bernat de La Sale (1371). Endehors des combats, finalement assez rares, le capitaine doit gérer tout un système féodal « parallèle », traitant avec les populations locales pour accorder les fameux patis, les accords
de trêves indispensables à toutes les parties, y compris aux routiers. Bertrucat excelle dans ce rôle, arbitrant les litiges survenus avec ses lieutenants ou les autres capitaines, devenant une sorte de « juge de paix » du pays entre Dordogne et Lot et même au-delà. Un mariage avec la fille du seigneur de Blanquefort lui apporte en dot le château de Bannes et l’insère définitivement dans le réseau féodal. Bertrucat disparaît en 1383 laissant pour héritier un neveu lui aussi célèbre, Ramonet de Sort. Gageons que le destin de cet autre capitaine de routiers ne laissera pas Nicolas Savy indifférent…

SÉANCE DU 7 JANVIER 2016


Présidence : M. Foissac
Ouvrages et articles reçus ou acquis
(entre parenthèses suivra désormais la cote de notre bibliothèque)
- France Marsanne, Pierre Bonafous, comte de Melito, 1786-1853, neveu de Joachim Murat, roi de Naples, Villeneuve-sur-Lot, éd. Du Bord du Lot, 2014, 151 p. (QYO 609).
- Kurt Köster, Ausgrabungen in Schleswig, Berichte und Studien 2, Neumünster, Karl Wachholtz Verlag, 1983, 175 p. (QYO 608). Article en allemand sur les sportelles
de Rocamadour.
- Christian Gallot, Un maître d’autrefois : monseigneur Jean Calvet (1874-1965), recteur émérite de l’Institut catholique de Paris, Paris, L’Harmattan, 2015, 203 p. (QYO610).
- Abel Vèzes, Histoire du district de Gourdon pendant la révolution, 1790-1794, Cahors, Laytou, 1897, 55 p. (BQYO1960, don des Archives départementales).
- Natalie Petiteau, « Échec institutionnel, réussite sociale : le baron Janet, anobli du Premier empire », Travaux de la Société d’émulation du Jura, 1992, p. 247-255
(BQYO1968).
- Jean Delvit, Monographie de Cabrerets par J. Delvit, instituteur, Cabrerets, 1887, rééd. Foyer rural « En CheMain », 66 p. (BQYO1969, offert à la Société par Geneviève Vinel, habitante du Bout-du-Lieu).
Edmond Albe, Monographies des paroisses d’Autoire, Latouille et Frayssinhes, transcrites par Guy Castéran, Bulletin des Amis de Saint-Céré n°64, décembre 2015 (BQYO1970).
Communications
« LA ROUTE MONDIALE SANS FRONTIÈRES » (Michel Auvray) Le conférencier – et bientôt auteur – tient particulièrement à la précision du vocabulaire employé. Et pour cause, s’agissant de cette route, le qualificatif « route mondiale de la paix » qui lui est souvent attribué n’est pas sans signification politique ! En effet, si l’origine de cette initiative dans laquelle le Lot et son chef-lieu se sont particulièrement distingués est bien d’inspiration pacifiste et mondialiste, elle ne se rattache pas au non moins célèbre « Mouvement de la paix » initié par les partis communistes lors
de la Guerre froide. L’histoire du mouvement des « citoyens du monde », si elle a de prestigieux parrainages, de Socrate à Hugo, débute plus concrètement par la rencontre

1 - Présents : Mmes d’Alençon, Deladerrière, Delsahut, Dreyfus-Armand, Lagarrigue, Royère, Serin ; Mlles Brun, Cavaroc, Denjean ; MM. D’Alençon, Audoin, Austruy, Auvray, Brugnéra, Deladerrière, Gérard, Foissac Patrice, Foissac Pierre, Linon, Réveillac, Royère, Serin.

a priori improbable d’un ancien pilote de l’US Air Force, Garry Davis, et d’un militaire de carrière français, résistant, Robert Soulage, dit « Sarrazac », tous deux profondément marqués par les atrocités de la Seconde Guerre mondiale. Le 25 mai 1948, Garry Davis renonce à sa nationalité américaine pour se proclamer « citoyen du monde » et camper, en septembre, devant le Palais de Chaillot à Paris où va se tenir l’Assemblée générale des Nations-Unies. L’initiative de Garry Davis rencontre immédiatement un écho favorable et suscite meetings, débats, articles de presse. Journalistes, intellectuels et militants, Breton, Camus, Mounier, Queneau, Vercors, etc. donnent au mouvement une audience internationale en même temps qu’il se structure. Localement, dans le Lot, son succès serait né d’une rencontre dans le train Paris-Toulouse entre deux anciens résistants Émile Baynac, instituteur cadurcien et militant des oeuvres laïques de l’Éducation nationale, et
Robert « Sarrazac ». Le 30 décembre 1948, le Conseil municipal de Cahors, sur la proposition de Maurice Mirouse, conseiller municipal et professeur au lycée, vote une motion de soutien au mouvement mondialiste. À Cahors, le docteur Louis Sauvé devient l’autre pilier du « mouvement de mondialisation des territoires » pour ne pas reprendre ses multiples dénominations locales. Le 17 juillet 1949, sur les allées Fènelon, plusieurs milliers de personnes se rassemblent en soutien au mouvement qui s’étend à d’autres villes de France, Béziers, Revel, à la Belgique (Nivelle), au Danemark et au Royaume-Uni (Chelmsford).
Le 30 juillet, le Conseil municipal de Cahors vote la Charte de mondialisation (les élus communistes s’abstiennent), relayé par le Conseil général du Lot qui invite les autres municipalités à s’y associer, ce que la plupart d’entre elles – 239 sur 330 – acceptent sans rechigner. D’autres manifestations vont suivre : retenons bien sûr celle des 24-25 juin 1950 à Cahors-Mundi (désignation officielle de la ville), avec la venue de lord Boyd Orr, prix Nobel de la paix, débat au théâtre municipal, inauguration de la première borne de la première route mondiale sans frontières (Figeac détenant sans doute la primeur de la pose !) de Cahors à Figeac. L’engouement populaire est indéniable, bien relayé par les notables locaux, préfet en tête, il rassemble plusieurs milliers de personnes enthousiastes. Mais l’apogée du mouvement est atteint : la guerre de Corée, les divisions politiques de la guerre froide, les dissensions au sein du mouvement lui-même, portent assez vite le coup de grâce à cette initiative sympathique récemment « commémorée » en septembre 2010 dans une reconstruction historique qui n’est pas sans intérêt.


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